Afrique Actualités
 

Législatives ivoiriennes / désert storm : Le FPI démontre qu’il est incontournable.

Picture
Bureaux de vote dramatiquement déserts en ce jour d’élections Ivoirienne.

L’abstention semble, à la fermeture des bureaux de vote, être la grande gagnante des élections législatives en Côte d’Ivoire.

Toute une journée, depuis 7h pétante jusqu’à 17h, à sillonner les quartiers d’Abidjan à travers une quarantaine de bureaux de vote pour un seul et même constat : une vacuité générale.

L’abstention, pour ce scrutin législatif post crise, sera sans nul doute record et ce ne sont pas les valeureux agents de la CEI ou les représentants des candidats rencontrés généralement en pleine oisiveté, pour les plus téméraires qui tentaient de rester par ailleurs éveillés, et les retours d’information qui parviennent de l’intérieur, qui attesteront d’une tendance contraire.

36 votants sur 175 inscrits par ci, 24 sur 126 par là, énumérer la liste des constats tendrait à une litanie plus adéquat à la vétusté d’une chose politique qui semble avoir perdu son capital sympathie au profit d’un laxisme localement encombrant au regard du renouveau souhaité de premier plan, qu’à une euphorie juvénile des premiers instants.

Telle une première leçon à tirer, le revers politique ivoiro-ivoirien qui se dessine sera sans nul doute antagoniste à la satisfaction de la globalité de la communauté internationale. 

Fort d’un constat amorphe, d’ensemble peu enclin à l’énergie de quelconque perturbation de quelque ordre qu’elle soit, l’accalmie constatée tranchera les derniers soupçons sécuritaires de velléité.

Alassane Ouattara avait promis à l’audience attentive à l’évolution du climat post crise en Côte d’Ivoire, un chronogramme respecté, un scrutin apaisé et une réconciliation progressive. 
Si les deux premières promesses semblent à cette heure atteintes, la dernière, aussi fondamentale soit elle, se conjugue encore au regard de l’attitude des ivoiriens ce dimanche, avec les rancœurs et les dégoûts.


Certes, ce n’est qu’un scrutin législatif et qui n’a mis en évidence, au grand dam des progressifs, qu’une médiocrité palpable de candidats plus soucieux de leurs intérêts personnels que de celui de l’intérêt général, mais sans nul doute un premier avertissement populaire de taille, pour qui se doit d’annihiler le dogme endémique de la loi du plus fort, frustrante qui motivera le boycott de l’opposition.

L’aigreur des vaincus d’hier est toujours de vigueur, celle des victorieux d’aujourd’hui, aveuglante, au point de se laisser tenter au ...lire la suite sur San Finna.

Lu sur Koaci.com Côte d’ivoire, Alassane Ouattara, laurent Gbagbo, Abidjan, législatives Ivoiriennes, élections législatives en Côte d’ivoire, Côte d’ivoire, Alassane Ouattara, laurent Gbagbo, FPI, Abidjan, législatives Ivoiriennes, élections législatives en Côte d’ivoire, Côte d’ivoire, Alassane Ouattara, laurent Gbagbo, Abidjan, législatives Ivoiriennes, FPI, élections législatives en Côte d’ivoire, législatives Ivoiriennes, Laurent Gbagbo, Crise Ivoirienne, Guillaume Soro

    Commentaires

 
 

Le communiqué alarmant des avocats du président Ivoirien Laurent Gbagbo !

Picture

Le 11 août 2011, cela fera quatre mois que le Président Gbagbo aura été fait prisonnier par les commandos français et remis aux forces rebelles ivoiriennes.

Depuis lors, le Président Gbagbo, son fils,ses proches se voient interdire toute

communication avec l’extérieur.
Le Président reste enfermé 24 heures sur 24 dans une chambre close, à peine
éclairée, aux fenêtres bouchées. 
Il n'est autorisé à en sortir que lors de repas frugaux qu'il prend avec son médecin, lui
aussi détenu au secret. 
Il ne dispose pas d'affaires personnelles et il lui est interdit d'en faire venir. Au contraire, la
volonté systématique d'humiliation de ses geôliers se manifeste dans le fait que depuis quatre mois, il est forcé à porter les mêmes vêtements et de dormir dansles mêmes draps; il lui est interdit aussi de se faire couper les cheveux.
Le Président n'a pu rencontrer certains de ses Avocats qu'en deux (2) brèves occasions et ne peut téléphoner à aucun d'entre eux ni recevoir aucun appel téléphonique.


De nouvelles tentatives du collectif d'Avocats pour rencontrer le Président échouent régulièrement malgré les promesses des Autorités Ivoiriennes et en particulier du Ministre de la Justice.
Les raisons de la détention au secret du Président lui sont toujours cachées: Il n’est officiellement accusé de rien, aucune procédure à son encontre n'a été ouverte. 
Par conséquent, sa détention s'analyse en une détention arbitraire.
Les droits de la défense et le premier d’entre eux, le droit à un Avocat, fondement de toute réelle défense et par conséquent de tout procès équitable, sont bafoués.
Les dispositions de la Loi Ivoirienne et des Conventions Internationales auxquelles la Côte d'Ivoire est partie prenante sont violées.


Depuis quatre mois, le Président ne peut préparer de quelconque défense, il n’est pas informé de ses droits, est laissé seul et surtout soumis à des pressions psychologiques et physiques.
Un tel traitement s'analyse en une forme de torture. 


Le Président est aujourd'hui dans un état de grande faiblesse.
Le Président Gbagbo se trouve entre les mains d'un chef de guerre qui fait face à de graves accusations concernant son comportement pendant les années de guerre civile.


Ses Avocats ont cherché de l'aide auprès des responsables de l'ONUCI mais se sont heurtés à une fin de non-recevoir.
Or, la question des droits de l’Homme et du respect de la Loi est un enjeu essentiel du processus de paix auquel l'ONUCI est partie prenante.
Il s'agit de contribuer au rétablissement de la confiance entre les forces en présence, faire la promotion du processus de paix et assurer la protection des institutions et des civils.
Il s'agit aussi au plan politique de mettre en place les conditions de la réconciliation nationale.
Il s'agit enfin d'oeuvrer à la pré-éminence de la règle de Droit sur les considérations d'ordre politique. 
Ce serait, croyons nous, de l’intérêt de toutes les parties que les dispositions de la Loi ivoirienne et des Conventions Internationales auxquelles la Côte d’Ivoire est partie prenante soient dorénavant respectées. 
Ce serait en outre un signe encourageant adressé à la Communauté internationale.
Ce serait l'affirmation du refus de la vengeance et un premier pas vers la réconciliation.
Voilà pourquoi, il nous paraît à nous, Avocats et représentants du Président Gbagbo et de ses proches, d'être de l'intérêt de tous les protagonistes afin que les droits des prisonniers soient enfin respectés: la justice est une, indivisible. Elle élève et rend respectables ceux qui la respectent.
C'est pourquoi nous prions à nouveau les nouvelles Autorités Ivoiriennes de respecter les dispositions légales et les
droits des prisonniers et notamment de leur assurer la possibilité de rencontrer de façon continue leurs Avocats dans des
conditions de confidentialité absolue. 

Pour éviter les pressions s'exerçant sur le Président Gbagbo, nous demandons aux
Autorités Ivoiriennes de l'assigner à résidence dans sa maison de Mama (Gagnoa).
Rappelons que le Président Gbagbo est détenu sans décret d’assignation à résidence, sans inculpation et sans mandat.
Enfin, pour garantir sa sécurité, nous en appelons à la Communauté Internationale pour qu'il soit placé sous la protection
directe de l'ONUCI, ce qui lui avait été promis par Y. Choi, le Représentant du Secrétaire-Général lors de l'arrestation
du Président.
Nous en appelons à la Communauté Internationale et notamment aux responsables de l'ONU et aux responsables du
gouvernement français – dont le rôle sur le terrain demeure primordial – pour cesser toute aide au nouveau gouvernement
Ivoirien tant que la règle de Droit sera bafouée.


Fait à Paris, le 10 août 2011


Maître Emmanuel ALTIT
Avocat à la Cour
Avocat du Président Gbagbo
Avocat inscrit à la Cour Pénale
Internationale


Lu dans LE NOUVEAU COURRIER.
 
 

un pas de plus vers une enquête de la Cpi

Picture


Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) Luis Moreno-Ocampo demande l'autorisation d'enquêter sur de possibles crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis en Côte d'Ivoire. La requête formelle à ce sujet a été présentée jeudi aux juges de la CPI.

Dans un communiqué publié mercredi, le bureau du procureur précisait avoir déjà recueilli des informations concernant de possibles crimes commis après la présidentielle du 28 novembre 2010 auprès des deux parties impliquées dans le conflit, mais aussi d'organisations non gouvernementales locales et internationales, de la Mission de l'ONU en Côte d'Ivoire (ONUCI) et d'une commission internationale mandatée par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU.

Si les juges devaient accéder à la demande du procureur Moreno-Ocampo, ce serait la première fois qu'une enquête est déclenchée à la demande d'un État qui n'a pas signé le Statut de Rome, le traité fondateur de la CPI.

Un processus en cour depuis des mois

Le président Alassane Ouattara avait déjà accepté et confirmé la compétence de la Cour en Côte d'Ivoire en décembre 2010.
Il n'a cependant pas été en mesure d'exercer le pouvoir avant que le président sortant, Laurent Gbagbo, soit arrêté dans sa résidence d'Abidjan, le 11 avril dernier.

Dans une lettre datée du 3 mai, le président Ouattara avait demandé au procureur de la CPI d'enquêter sur les « crimes les plus graves » commis après la présidentielle.

Début avril, M. Moreno-Ocampo avait annoncé son intention de demander l'autorisation d'ouvrir une enquête sur des « massacres commis de façon systématique ou généralisée » en Côte d'Ivoire...(...)...

Le gouvernement ivoirien a fait savoir mardi qu'une délégation du bureau du procureur se rendra en Côte d'Ivoire du 27 juin au 4 juillet, afin « d'évaluer la situation avant d'envoyer les enquêteurs officiels ».
Si les preuves recueillies lors de cette éventuelle enquête étaient jugées suffisantes, le procureur pourrait demander aux juges des citations à comparaître ou des mandats d'arrêt contre les présumés auteurs de ces crimes.

Le communiqué du bureau du procureur souligne qu'un examen de la situation dans le pays avait été entrepris le 1er octobre 2003, dans la foulée des troubles qui ont mené à la division de facto du pays entre le Nord et le Sud.

Des rapports troublants

Le 10 juin dernier, un rapport publié par Conseil des droits de l'homme de l'ONU concluait que certains actes perpétrés en Côte d'Ivoire après la présidentielle pourraient constituer des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre.

Amnistie Internationale a aussi affirmé dans un rapport publié en mai que des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité ont été commis par les deux camps après la présidentielle. L'organisme dénonçait notamment des exécutions sur la base de critères ethniques ou d'affiliations politiques réelles ou présumées, et des actes de violence sexuelle à l'endroit de femmes et d'adolescentes.

Les violences postélectorales en Côte d'Ivoire ont fait environ 3000 morts et plus d'un million de personnes déplacées.

Le cauchemar continue en Côte d’Ivoire

Picture
Les comptes-rendus hebdomadaires de l’Onuci sont toujours aussi inquiétants : en une semaine, les forces militaires pro-Ouattara se sont rendus responsables d’une flopée d’exactions allant de l’arrestation arbitraire à l’exécution sommaire. Les FRCI ont également affronté des gendarmes en plein Abidjan. Un règlement de comptes qui a coûté la vie à une jeune femme hier.

Des FRCI patrouillent dans Abidjan au coeur des combats du mois d'avril.

Les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) se sont rendues responsables de« nombreuses violations des droits de l’Homme » a déclaré ce matin Guillaume Ngefa, directeur de la division droits de l’Homme à l’Onuci. Les forces fidèles au président Alassane Ouattara seraient impliqués dans sept incidents rien que sur la semaine passée. 30 personnes auraient été arrêtées arbitrairement et huit auraient été tuées sans autre forme de procès. Certains individus auraient été maltraités et torturés.

Les violences sont loin d’avoir quitté Abidjan malgré l’arrestation de Laurent Gbagbo. Hier, des FRCI ont arrêté un gendarme et ont commencé à le battre en pleine rue dans le quartier de Yopougon. L’altercation a dégénéré, des soldats échangeant des tirs avec les gendarmes à proximité de la caserne. Une jeune femme de 22 ans a été tuée, touchée par une balle perdue. Une partie de la caserne a été pillée par des FRCI qui auraient causé de « nombreux dégats matériels » selon une source onusienne citée par l’AFP.

Les tensions entre les fidèles du président Ouattara et ceux de l’ancien président Gbagbo persistent depuis la fin des combats en avril dernier. L’Onuci a annoncé la venue à la fin du mois d’une équipe du Tribunal pénal international (TPI) de La Haye. Les enquêteurs devront ressortir du chaos ambiant le maximum d’informations sur les nombreuses exactions commises par les deux camps depuis le début de l’année. Des centaines de femmes ont été violées, des dizaines de personnes tuées et des fosses communes sont régulièrement retrouvées. L’Onuci s’inquiète également des menaces et des pressions qui pèsent sur les sympathisants de l’ancien chef d’Etat.

Les combats ont été d’une telle intensité ces derniers jours que des roquettes auraient été tirées ces derniers jours. Les casques bleus, soutenus par des hélicoptères de la force Licorne auraient été déployés entre les belligérants, révélait un journaliste de Jeune Afrique résidant à Abidjan. Les Nations unies ont confirmé que les FRCI avaient fait usage de fusils d’assaut AK-47, de mortier de 40mm et de lance-roquettes, probablement des RPG-7, même s’ils cherchaient en général à impressionner leurs adversaires.

Guillaume Ngefa suggérait ce matin que les FRCI soient sorties de la capitale économique. La sécurité urbaine devrait reposer sur les épaules des troupes formées à cette mission, à savoir la police et la gendarmerie. La proximité entre les anciens ennemis est un facteur de crise au quotidien : le camp de la brigade anti-émeute où sont stationnés une partie des FRCI se situe à quelques dizaines de mètres de la caserne de la gendarmerie.
 
 

Tous est bon à prendre pour accuser Gbagbo !!!

Picture
Le 04 avril 2011, deux Français, un Béninois et un Malaisien ont été enlevés à l’hôtel Novotel d’Abidjan. Le gouvernement ivoirien assure que la piste principale dans leur enlèvement était celle de l’implication de "miliciens et d’éléments de la Garde républicaine" de l’ex-président Laurent Gbagbo. Le porte-parole du président déchu donne un éclairage des faits, dans ce communiqué dont AfriScoop a obtenu copie.


COMMUNIQUÉ DE PRESSE


Le 4 avril 2011, le jour même où le président français allait lancer les hélicoptères de l’armée française contre les positions de l’armée régulière ivoirienne, quatre personnes étaient enlevées dans le hall de l’hôtel Novotel, dans le quartier d’affaires du Plateau à Abidjan. Trois d’entre elles travaillaient à la société SIFCA, premier groupe agro-industriel ivoirien soit Mr Yves Lambelin, PCA de l’entreprise, de nationalité française et deux de ses collaborateurs, l’un malaisien, l’autre béninois. La quatrième personne enlevée étant le directeur, français, de l’hôtel.

Les auteurs de cet enlèvement ont été décrits comme des hommes « en armes », vêtus d’uniformes plutôt dépareillés. 
Il faut noter que plusieurs journalistes français étaient ce jour-là domiciliés au Novotel et qu’ils n’ont pas été inquiétés, les agresseurs semblant se concentrer sur les personnels de SIFCA.

Plus de deux mois après les faits que nous déplorons et condamnons totalement, et alors qu’aucune enquête judiciaire n’a été menée à terme, le conseil d’une des victimes présumées et certains organes de presse semblent vouloir désigner arbitrairement le camp du président Laurent Gbagbo, et le président lui-même, comme les auteurs et les responsables de cet acte.

Ces allégations mensongères sont dans le droit fil de la campagne de désinformation orchestrée depuis le 2ème tour de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010 qui, au mépris du Droit Constitutionnel d’un Etat souverain, a conduit au brutal changement de pouvoir le 11 avril 2011.

C’est donc le lieu de rappeler ici quelles étaient les conditions qui prévalaient ce 4 avril et de poser certaines questions :

 la situation militaire à Abidjan était telle qu’il est difficile de dire avec précision qui a pu faire quoi ce jour du 4 avril. En effet, l’armée régulière avait repoussé les forces rebelles sur pratiquement tous les points stratégiques de la ville. 
Ces forces rebelles s’étaient constituées dès lors en groupes armés « informels » circulant sans contrôle. La description des assaillants du Novotel est une première indication que l’on pourrait avoir affaire à ce type de groupes.

 pourquoi les assaillants n’ont-ils pas inquiété les journalistes étrangers ? 
 pourquoi enlever uniquement trois membres de la même entreprise et que faisaient ils là dans une journée aussi dangereuse à Abidjan ? 
 depuis quand le directeur du Novotel était arrivé à Abidjan et quel était son poste précédent ?

Pur le cas de Yves Lambelin, il est important de noter que la société SIFCA venait de connaître une crise interne au niveau de sa direction. 
Un conseil d’administration avait été convoqué pour remettre de l’ordre dans le groupe en changeant certains dirigeants influents du groupe. Par ailleurs Yves Lamblin etait resté fidèle à la Côte d’Ivoire. 
Malgré les pressions de toutes sortes, non seulement il y etait resté mais, en plus, il s’était opposé vigoureusement à la campagne de non paiement de l’impôt à « l’Administration GBAGBO » que certains opérateurs économiques nationaux avaient lancé pour soutenir la cause du « Gouvernement Ouattara ». 
Dans ces conditions, qu’est ce qui peut justifier que le Président GBAGBO ou l’un de ses proches s’attaquent à un homme qui leur a montré tant de fidélité.

Quant au directeur de l’hôtel que l’on « tente de présenter comme un héros disparu dans un pays qu’il aimait tant »,
Picture
 
Il serait en réalité arrivé depuis très peu de temps en provenance d’un pays de la sous-région. 
Il n’était ni homme politique ni homme particulièrement influent. D’où vient qu il soit présenté comme une personne qui pouvait déranger le Président GBAGBO au point de lui ôter la vie. 
Il y a à l’évidence trop de points d’ombre sur cette affaire et, seule, une enquête judiciaire sérieuse peut en déterminer les auteurs.

C’est pourquoi, l’acharnement médiatique à indexer un coupable, et toujours le même, nous oblige désormais à réagir vigoureusement. 
Ainsi nos avocats ont été instruits de déposer plainte en diffamation contre toute personne ou organe qui a, ou aura, propagé ces rumeurs infondées et vont exiger de la justice ivoirienne une recherche impartiale de la vérité.


Le 15 juin 2011,

Le Porte-parole du président Laurent Gbagbo

Bernard HOUDIN

Vidéo

 
 

Pour se sauver de la Côte d`Ivoire : Comment des proches de Gbagbo ont "dealé" avec les Frci / Entre 5 à 25 millions FCFA payés pour fuir

Picture
C’est une exclusivité de `` La lettre du continent `` (Lc), le bimensuel d`informations confidentielles.

Des proches de l’ancien régime ivoirien auraient payé de fortes sommes d’argent pour quitter la Côte d’Ivoire, craignant pour leur sécurité pendant les violents affrontements post-électoraux.
Les sommes varient, selon la LC, de 5 à 25 millions de francs CFA. Pour fuir la chasse aux sorcières lancée par le nouveau régime en place et se refugier à l’étranger, des partisans de Laurent Gbagbo, le président déchu le 11 avril 2011, n’hésitaient pas à mettre la main à la poche.

Le deal est organisé à la frontière entre la Côte d’Ivoire et le Ghana, principalement entre Noé (la dernière localité ivoirienne avant le Ghana) et Elubo (la première localité ghanéenne à la frontière).
Et pour avoir déposé un peu plus d’argent sur la table, nos clandestins bénéficient d’une escorte militaire faite de soldats reconnus comme des éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI).
Ce qui indique clairement que cette filière est organisée par les FRCI. `` La lettre du continent `` cite même un haut commandant de cette force comme le principal organisateur de ce réseau de fuite des personnalités et autres militants de l`ancien régime, du pays.
Des ministres du gouvernement de Guillaume Soro seraient également impliqués.

Ainsi, le journal annonce que l’ex-directeur administratif et financier du palais de la présidence de la République, Jacques Anouma, l’ex-directeur général du Port autonome d’Abidjan (PAA), Marcel Gossio, le président de l’Union des nouvelles générations (UNG) et gendre de Laurent Gbagbo, Stéphane Kipré, auraient eu recours à ce circuit pour fuir le pays.
Il parle également du leader de la jeunesse patriotique, Charles Blé Goudé, très recherché par le pouvoir en place, qui aurait été exfiltré vers le Ghana par ladite filière.
Charles Blé Goudé, ministre de la Jeunesse et de l’Emploi sous Laurent Gbagbo, se trouverait actuellement entre le Ghana et le Bénin.
Il ferait le go-between entre les deux pays.
Mais selon ‘’La lettre du continent’’, le ‘’Général de la rue’’, comme aimaient à l’appeler ses partisans, séjournerait au Bénin dans une petite maison située dans le quartier Abomey-Calavi.
Il ne sortirait qu’à la tombée de la nuit, entouré de deux gardes du corps.
Charles Blé Goudé se rendrait fréquemment, selon le confrère, au Ghana.
Le Ghana, le Bénin et le Togo ont accueilli de nombreux refugiés ivoiriens depuis le déclenchement de la guerre postélectorale qui s’est soldée par la prise du pouvoir par Alassane Ouattara, investi le 21 mai dernier à Yamoussoukro en présence d’une vingtaine de chefs d’Etats et d’institutions internationales.
Avec la filière de l’axe Côte d’Ivoire-Ghana, c’est une nouvelle affaire qui vient éclabousser les forces armées ivoiriennes, après les exactions sur les populations civiles dont elles sont accusées.


Mercredi 15 Juin

a peine sorti de la clandestinité, le journal "le temps" vient d'être interdit de par ution par le régime de l'auto proclamé Ouattara !!!

Picture

DU TAC AU TAC

Comment entrer au « Dioulabougou » ?

« Le Dioulabougou ! » Voilà comment les Ivoiriens ont surnommé le pouvoir de Ouattara. Déjà !
Pour certains, c’est le Gouvernement qui est le Dioulabougou.
Pour d’autres, c’est même l’ensemble du régime Ouattara. 
Comment entrer au Dioulabougou ?
Simple.
Etre adepte des coups d’Etat.
Ingrat.
Avoir une haine pour Gbagbo et la refondation.
Accepter l’exploitation de la France.
Ne considérer la loi que lorsqu’elle frappe les Gbagbo.
Cautionner le génocide des Wê pour donner leurs terres aux gens.
Etre complice de l’épuration des Bété.
Faire la réconciliation entre vainqueurs pendant que des villages sont massacrés.
Etre content des pillages des biens d’autrui.
Avoir la force de soutenir un mensonge.
Prôner la paix en faisant des morts.
Etre content de voir les opposants au chômage.
En prison.
A l’hôpital ou au cimetière.
Aimer la pensée unique.
Entrer au Dioulabougou, c’est bien facile. 

 Le journaliste Germain Séhoué lui-même est également suspendu pour deux mois.

 
 

Exécutions sauvages en Côte d’Ivoire Selon HRW (Human Rights Watch)

Picture
Les soldats des Forces républicaines de Côte d’Ivoire quadrillent les quartiers réputés favorables au président sortant Laurent Gbagbo et y procèdent à des exécutions sommaires, dénonce une enquête de l’ONG Human Rights Watch. Plusieurs dizaines de personnes ont été exécutées. Des femmes sont violentées et violées. Le nouveau ministre de l’Intérieur a promis une réunion de crise avec le Premier ministre et les différents commandants de zones. La Cour pénale internationale envisage une enquête sur les crimes de la crise postélectorale dans le pays.

« Deux d’entre eux ont attrapé ses jambes, deux autres lui tenaient les bras dans le dos, et un cinquième lui tenait la tête (…) Puis un type a sorti un couteau et a tranché la gorge de mon frère. Il hurlait. J’ai vu ses jambes trembler une fois qu’ils lui ont tranché la gorge, le sang ruisselait. Pendant qu’ils le faisaient, ils ont dit qu’ils devaient éliminer tous les Patriotes qui avaient causé tous les problèmes dans le pays. » Ce témoignage est celui du frère d’une des victimes des exactions contre la population civile, qui se poursuivent en Côte d’Ivoire, en dépit du changement intervenu à la tête du pays. Il a été recueilli par les enquêteurs de l’ONG Human Rights Watch (HRW) à Yopougon, fief du président sortant Laurent Gbagbo dans la capitale ivoirienne. Entre les 13 et 25 mai, l’organisation a interrogé 132 victimes et témoins des violences perpétrées par les deux parties lors de la bataille d’Abidjan et dans les semaines suivant l’arrestation de Gbagbo. Jeudi HRW a rendu public un communiqué de synthèse de son rapport d’enquête.

Celui-ci évalue à au moins 149 le nombre de partisans réels ou supposés de Laurent Gbagbo tués par les forces fidèles à Alassane Ouattara depuis leur prise de contrôle d’Abidjan à la mi-avril. De leur côté, les miliciens pro-Gbagbo ont tué quelques 220 personnes dans les jours ayant immédiatement précédé et suivi l’arrestation de l’ancien président, le 11 avril

Traque des pro-Gbagbo à Yopougon

Cependant, citant les travaux de ses enquêteurs sur le terrain, l’ONG affirme qu’en dépit de leur victoire définitive, les forces armées de Ouattara ont poursuivi les meurtres, actes de torture, viol et traitements inhumains. En prenant pour cible des groupes ethniques réputées avoir soutenu Laurent Gbagbo. Fin avril et en mai, les Forces républicaines de la Côte d’Ivoire (FRCI) ont tué, a constaté HRW, au moins 95 personnes non armées, lors des opérations menées dans zones auparavant contrôlées par les forces pro-Gbagbo. Les quartiers étaient bouclés et systématiquement. « La majorité des violations documentées ont eu lieu dans le bastion pro-Gbagbo de longue date de Yopougon, l’épicentre de la bataille finale à Abidjan. La plupart des meurtres ont été des exécutions à bout portant de jeunes issus de groupes ethniques généralement ralliées avec Gbagbo, dans ce qui semblait être une punition collective pour la participation de ces groupes aux milices de Gbagbo », écrit Human Rights Watch.

L’organisation affirme également avoir documenté 54 exécutions extrajudiciaires dans des lieux de détention officiels et officieux, « notamment les 16ème et 37ème postes de police de Yopougon et le bâtiment GESCO de pétrole et de gaz qui sert maintenant de base aux Forces républicaines. » Les corps de certaines victimes ont simplement été brûlés. HRW raconte ainsi l’incinération, le 15 mai à moins de 30 mètres du poste de police du 16ème arrondissement, du corps d’un milicien capturé et exécuté dans l’enceinte du poste de police.

Chérif Ousmane

Dans ce décompte macabre, le nom du commandant Chérif Ousmane, un militaire proche du Premier ministre, Guillaume Soro et qui a longtemps été commandant de zone de l’ex-rébellion des Forces nouvelles est régulièrement cité. C’est lui qui supervise les opérations des FRCI à Yopougon. « Un soldat des Forces républicaines a décrit l’exécution de 29 détenus au début de mai à l’extérieur de l’immeuble GESCO. Le soldat a déclaré que Chérif Ousmane (…) a donné l’ordre d’exécution. Deux autres témoins interrogés par Human Rights Watch ont déclaré avoir vu Chérif Ousmane dans un véhicule qui s’est débarrassé du corps torturé et exécuté d’un chef de milice notoire à Koweit, un sous-quartier de Yopougon, vers le 5 mai.

Les témoins de ces meurtres et exactions sont exposés à de grands périls. Une femme qui avait assisté à l’exécution de 18 jeunes à Yopougon a ainsi été violée avec violence par les soldats, après que ceux-ci l’eurent contrainte de charger leurs véhicules avec des biens pillés, selon HRW. La plupart des victimes n’appartiendraient même pas aux milices pro-Gbagbo, qui ont pris la fuite au lendemain de la chute de l’ancien président. « Yopougon semble avoir été ciblée de manière disproportionnée pour les meurtres commis en représailles par les Forces républicaines, qui ont infligé une punition collective meurtrière à des jeunes hommes des groupes ethniques Bété, Attié, Guéré et Goro, qui ont largement soutenu Gbagbo lors de l’élection présidentielle de 2010 », déplore HRW. Selon l’organisation, outre Yopougon, les exactions commises par les forces républicaines se sont étendues à Koumassi, Port Bouët, mais surtout dans les quartiers de Koweït et Yaosseh où le plus grand nombre de morts a été recensé.

L’ONG a présenté son rapport au ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko. Celui-ci a promis qu’il convoquerait une réunion d’urgence avec le Premier Ministre Guillaume Soro et les principaux commandants des Forces républicaines. HRW a encouragé l’administration ivoirienne à « tenir des procès nationaux équitables afin de garantir la justice pour les victimes et d’encourager le respect pour l’État de droit dans le pays dévasté par le conflit. » Au moins 10000 civils ont été tués lors des violences postélectorales en Côte d’ivoire. Le 19 mai, le procureur de la Cour pénale internationale a indiqué qu’il ouvrirait une enquête sur les crimes commis en Côte d’ivoire. On attend de voir.

Par René Dassié , Afrik.com 
 
 

massacres en CôTE D'IVOIRE : DE QUI SE MOQUE L'onu

Picture
L'ONU dans ses récentes déclarations veut faire preuve de neutralité et d'arbitrage dans le bilan macabre de la crise post-électorale en Côte d'Ivoire alors qu'elle y est impliquée directement, voire accusée par certains organismes internationaux de droit de l'homme.
En effet, l'Onu doit répondre aux accusations de Amnesty internationale portées contre elle sur sa passivité et sa complicité dans les massacres en Côte d'Ivoire. Au quel cas, l'Onu se doit d'assumer les crimes commis par les rebelles de Ouattara, ces mercenaires et miliciens qu'elle a entretenu, équipé, convoyé et soutenu pour renverser du pouvoir le Président Gbagbo.  
Au regard des évènements qui se sont produits en Côte d'Ivoire, on peut dire aisément que l'Onu avait une mission autre que celle de maintien de paix et de protection des populations civiles. C'était plutôt une mission de soutien et de protection de Ouattara avec 900 soldats onusiens (M. Choï précisé à l'époque depuis Dakar et avant les bombardements que : "La protection d'Alassane Ouattara à l'hôtel du golf est notre priorité"). L'ONU avait aussi une mission de guerre. Avec les achats de 2 hélicos de guerre Mi24 et des armes lourdes, l'Onu avait bombardé les camps et les positions de l'armée régulière et souveraine ivoirienne afin de faciliter la prise du pays par les FRCI de Ouattara. Ces bombardement ont d'ailleurs fait beaucoup de morts dans la populations civiles et beaucoup de dégâts matériels. L'ONU avait acheté beaucoup d'armes de guerre. On se souvient de ces centaines de conteneurs chargés d'armes de guerre pour l'Onu, saisis au port de Douala par les autorités camerounaises, puis acheminés en Côte d'Ivoire. Ces armes ont utilisé par le contingents onusiens et les mercenaires à la solde de Ouattara. L'ONU a combattu à visage découvert avec les forces françaises aux côtés des hommes de Ouattara (Frci) et ce à travers une médiatisation notoire dans le monde pour indiquer qu'elle instaurait la démocratie. Etait-ce son rôle ?
Aujourd'hui, l'Onu organise des séminaires de formation à l'endroit des FRCI de Ouattara sur la gestion humaine et le comportement pacifique devant la population. Ce qui prouve que l'Onu sait pertinemment qu'elle a à faire à des sauvages et des sanguinaires. Notons que la majorité des FRCI d'Alassane sont des illettrés.
Fort de ce qui précède, l'Onu ne saurait être neutre ni être arbitre. On ne saurait accordée de crédibilité à ses enquêtes post-électoraux en Côte d'Ivoire. Car sa responsabilité est très engagée dans les massacres et les exactions dans ce pays.
L'ONU s'est gravement discréditée. Et le plus flagrant est son jeu de calcul sur le nombre de victimes dans cette crise. En partant de 300 puis 500 morts au début, elle parle maintenant 1012 morts après les critiques et révélations de Amnesty et le CICR. Mais pire, l'Onu a procédé à la catégorisation raciale, ethnique et politique de ses 1012 cadavres. Comme pour atténuer ou minimiser les crimes commis par les soldats de Ouattara. INCROYABLE ! Heureusement que la réalité est tout autre, la vérité parle aujourd'hui d'elle-même. Trop de morts et trop de massacres commis par les Frci de Ouattara sur les pauvres populations. Cela se poursuit d'ailleurs.
C'est ce qui a sans doute pousser l'Onu à adopter une nouvelle stratégie : accuser les deux camps (FDS et miliciens pro Gbagbo et FRCI de Ouattara) d'exactions. Jouer le bon arbitre. Mais ce n'est pas nouveau, l'Onu l'avait déjà dit ou fait après son enquête "bidon" post-électoral donnant les 500 morts. Mais la nouveauté dans cette stratégie, est la tendance de l'Onu à prendre le devant des choses maintenant, à bouger son "cul" en visitant les victimes et prisonniers, à faire des déclarations sommaires et à accuser directement Alassane Ouattara.
En réalité, l'Onu est déboussolé et consciente qu'elle est coupable de faits graves susceptible de faire couler ses dirigeants le 31 Décembre prochain lors de l'élection du Secrétaire générale. Et à l'instar de l'Onu, les pays occidentaux sont conscients que le navire onusien risque de couler avec eux face à cause de leurs actions mafieuses.
L'Onu a décidé de changer de fusil d'épaule sans doute à cause de l'existence de preuves contre elle. Notamment, l'utilisation et l'entretien de mercenaires de guerre dans ses troupes de mission de maintien de paix (qui sont en réalité des missions de guerre d'intérêts et des missions d'installation de présidents pour le compte des pays occidentaux comme ça été le cas en CI). L'Onu fait un volt-face pour laisser couler ses complices d'hier et faire aussi couler les succeptibles témoins et faire taire toutes preuves contre elle et ses dirigeants. Ce "manchin" est vraiment un danger pour les pays en voie de développement et un bien pour les pays riches.
Mais l'Onu n'est pas éternel, Ban Ki-Moon non plus. Hier c'était à la suite d'une guerre que la SDN (Société des Nations) a été dissoute pour laisser place à l'Onu. Mais les même pratiques qui ont perdu la SDN continuent sous une autre forme. Certaines puissances diligentent des conflits dans les pays pauvres pour leurs intérêts contre parfois les intérêts d'autres puissances concurrentes.
La refonte de l'Onu est plus que jamais urgente et indispensable aujourd'hui dans un cadre de discussion responsable et égalitaire. Au risque, comme hier avec la SDN, d'assister à la disparition de l'Onu à partir d'une guerre généralisée d'intérêts entre les puissances, ou encore par la révolte des pays pauvres (leurs populations) longtemps martyrisés et exploités, par ceux-ci avec l'aide de l'Onu.
 
 

Déclaration des évêques de la cerao sur les événements en CI

Picture
Devant l’effroyable gâchis humain auquel nous avons tous assisté en suivant les événements de  la Côte  d’Ivoire et tout particulièrement d’Abidjan du 9 au 11 avril 2011, qui nous rappelle étrangement l’autre tragédie encore en cours en Lybie, l’Eglise ne saurait se taire. C’est en témoin du Royaume de Dieu et de ses valeurs, qu’elle est engagée dans l’histoire. Elle a mission prophétique d’annoncer mais aussi de dénoncer l’arrogance des lois des plus forts. C’est pour cela que nous nous sentons en devoir de parler. Il nous a été donné à tous, de lire dans les événements survenus, le vrai visage des acteurs de cette triste histoire et quelque chose de leurs mobiles. Le 50è anniversaire des indépendances africaines à peine célébré, nous venons de voir, projetée à la face de la Communauté Internationale , la triste réalité dont tous se gardent de parler à cause des intérêts cachés : la liberté des peuples africains qui ne saurait se passer de l’édification de Nations souveraines est tenue en bride par les anciennes métropoles qui les brisent à leur gré, en se couvrant d’un semblant de manteau juridique, avec hélas l’appui d’une portion de l’Afrique encore inconsciente des grands enjeux. Personne n’en est dupe et ce n’est pas l’Eglise qui le serait. Nous condamnons fermement et sans réserve toutes les dictatures et tous les impérialismes, quelles que soient leurs couleurs. Nous sommes pour le respect absolu des lois démocratiques et de la volonté du peuple, qui s’exprime à travers des urnes électorales. Nous désapprouvons absolument les Chefs d’Etat africains qui s’installent Présidents à vie et organisent les élections souvent frauduleuses pour se maintenir au pouvoir. Mais au cœur de la fracture sociale grave que vivent  la CI  et  la Lybie  en ces instants, l’Eglise voudrait dire à toutes les parties sans distinction, qu’en tant que portions de l’Afrique en évolution historique et en édification laborieuse des Etats souverains qui la composent, elles n’ont pas le droit de sacrifier cette raison de vivre comme Nation pour n’aspirer qu’à survivre : elles ne pourraient qu’en mourir Pour nous en tenir à  la CI , la question qui se pose n’est pas de savoir qui a mis la main sur le président Gbagbo et son épouse, mais de savoir si l’Organisation des Nations Unies avait ou n’avait pas le droit d’autoriser l’ancien pays colonisateur qu’est  la France  à bombarder des attributs de souveraineté que sont un palais présidentiel et une résidence de Chef d’Etat : ces lieux représentent en soi un sanctuaire pour le peuple souverain. L’opération une fois terminée, il importe peu de savoir qui a été chercher la personne dont la capture était visée. Quelle qu’elle soit, elle n’est qu’une figurante du véritable acteur qui a conduit jusqu’au bout les opérations de totale neutralisation. L’Eglise de l’espace Ouest-africain qui a mission, comme toute l’Eglise catholique, de former les fidèles disciples du Christ à aimer les Nations des autres comme leur propre Nation, dénonce cette atteinte grave au Droit de  la Nation ivoirienne. La Cour PénaleInternationale qu’on dit vouloir saisir du cas des génocides dont l’ancien Président serait coupable, devrait aussi simultanément être saisie du cas du Président qui accède au pouvoir par une force non seulement meurtrière mais aussi génocidaire, comme le camp adverse le prétend. L’enquête doit être rigoureuse et impartiale. Nous invitons tous les témoins des villages et des villes, les communautés chrétiennes et les paroisses à s’engager activement pour ne pas laisser ce travail de vérité et de témoignage devant Dieu à la responsabilité des seuls experts des Nations Unies. Au-delà de cette justice à faire, il resterait à interpeller  la Nation qui a estimé devoir porter aussi manifestement atteinte à la souveraineté d’une Nation faible dont la seule défense est la voix de Dieu, qui résonne depuis la conscience, « sanctuaire intérieur » de tout être humain. C’est elle qui nous commande de respecter la dignité de la personne humaine, dignité qu’elle tient du fait qu’elle a été créée à l’image et à la ressemblance de Dieu. Les Droits de la personne sont intrinsèquement liés au Droit d’avoir une Nation souveraine. L’Eglise ne saurait s’aligner tout simplement sur ce qu’il est convenu d’appeler Communauté Internationale. Selon elle en effet, le droit d’intervention humanitaire de  la Communauté Internationale  devrait faire l’objet d’un discernement, cas par cas. Il reste évident pour nous tous que des égoïsmes collectifs peuvent prendre la forme de protection humanitaire de populations, pour détruire des symboles de la dignité et de la souveraineté de ces mêmes populations. Que pourrait signifier d’autre l’étrange succession de ces bombardements et de ces captures de personnes humaines par les scènes actuelles de pillage des populations d’Abidjan, sous le regard indifférent des forces d’intervention dites impartiales prévues pour la protection de ces mêmes populations ? Nous continuons de nous interroger : ces populations ont-elles le droit de sacrifier leur raison de vivre pour survivre ? Le scandale le plus grave, c’est que ce sont encore les Africains qui auront à payer et la destruction et les armes de la destruction aux destructeurs. Au nom de notre mission prophétique en tout cas, nous rappelons à l’adresse de  la Communauté Internationale , – de l’Organisation des Nations Unies autrement dit-, et de l’Union Africaine, l’urgence que se forme une gouvernance mondiale de haute intensité éthique. On ne saurait en effet laisser les Nations aux mains d’une gouvernance du minimum éthique pour décider d’interventions en situation aussi dramatiques et complexes que l’étaient celles de  la CI  et de  la Lybie. Ce  serait trop tard et nous sommes en train de le déplorer : ce qui est arrivé est un mépris inadmissible de la personnalité africaine et une injure à Dieu, dont cette personnalité elle aussi, est l’image et la ressemblance. Et maintenant, au nom de Dieu qui « nous a donné pour ministère de travailler à la réconciliation » (2Co 5, 16-21), nous lançons un appel pressant à tous les responsables religieux pour qu’ils commencent à mettre en œuvre sans délai toutes les ressources éthiques de leur capital religieux pour la tâche de longue haleine que sera celle de la réconciliation, de la justice et de la paix véritable, dont le siège reste le cœur de chaque homme et de chaque femme. Nous souhaitons qu’ils soient les premiers acteurs de  la Commission Vérité  et Réconciliation qui ne devrait pas tarder à être créée. Nous affirmons avec le Pape Benoît XVI que « la violence et la haine sont toujours un échec, et constitue « un chemin sans avenir ».La Conférence Episcopale de  la Côte d’Ivoire, qui n’a jamais cessé de lancer des appels à la paix et au dialogue, fait naturellement partie de  la RECAO-CERAO. C ’est pour elle comme pour nous le moment, plus que jamais, de renforcer en notre propre sein cette conscience éthique à même de nous donner de devenir de plus en plus des réconciliateurs et des pacificateurs crédibles et entraînants.L’Eglise reste consciente que Dieu est le Maître de l’histoire. Il nous a dit en son Fils Jésus-Christ : « Sans moi vous ne pouvez rien faire » (Jn15, 5). C’est pourquoi nous le prions pour le peuple ivoirien comme pour le peuple libyen, et avec eux, pour qu’Il nous sauve, nous et ceux dont il nous a confié la charge.
 
 

Côte d’Ivoire : des associations appellent à la fin des exactions

Picture
Cinq organisations (ACAT France, CCFD-Terre Solidaire, Defap (service protestant de mission), LDH, CGT) ont appelé mercredi "à l’arrêt des exactions" en Côte d’Ivoire. "Bien que la situation sécuritaire se soit nettement améliorée en Côte d’Ivoire, des civils continuent d’être victimes d’exactions commises par des hommes en armes dans plusieurs régions du pays", dénoncent ces organisations dans un communiqué commun.

"Nombre de ces exactions sont perpétrées par des hommes se réclamant des Forces Républicaines de Côte d`Ivoire (FRCI)" d`Alassane Ouattara, affirment-elles. "Ces exactions doivent cesser, la sécurité doit à nouveau être assurée pour tous (...) sans distinction", insistent-elles, demandant à ce que la lumière soit "faite sur ces exactions".

Elles demandent que les autorités ivoiriennes permettent "à la Cour pénale internationale (CPI) d`enquêter sur les exactions commises depuis septembre 2002", et mènent "des enquêtes judiciaires indépendantes, exhaustives et impartiales sur toutes les allégations d`atteintes aux droits de l`homme recensées depuis le début de la crise ivoirienne".

Côte d’Ivoire : des organisations françaises appellent à l’arrêt des exactions contre les civils et au respect des droits de l’Homme. Après l’investiture officielle d’Alassane Ouattara et plus d’un mois après l’arrestation de Laurent Gbagbo, bien que la situation sécuritaire se soit nettement améliorée en Côte d’Ivoire, des civils continuent d’être victimes d’exactions commises par des hommes en armes dans plusieurs régions du pays. Nombre de ces exactions sont perpétrées par des hommes se réclamant des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI).
A Abidjan, des femmes ont été violées ou mises à nu publiquement, des civils ont été tués, battus ou arrêtés arbitrairement. Des sympathisants du Front Populaire Ivoirien (FPI) ou des présumés miliciens pro-Gbagbo ont été exécutés sommairement. Des habitations ont été pillées, détruites ou investies par des hommes armés. De nombreux barrages ont été érigés donnant lieu à un important racket des populations. Dans plusieurs quartiers, des postes de police ou de gendarmerie ont été abandonnés, privant les civils de toute protection et de recours contre les violations de leurs droits.

 Dans l’ouest, le sud-ouest et le sud-est du pays, notamment à Duékoué et Guiglo, les populations locales hésitent à rentrer chez elles car elles ont peur pour leur vie après les massacres commis en mars dernier et les exactions commises ces dernières semaines notamment par des mercenaires libériens. Dans des localités favorables à Laurent Gbagbo (Akoupé, Guibéroua…), des enlèvements et des menaces d’exécution ont fait fuir une partie des populations.
Par ailleurs, à la suite de l’arrestation de Laurent Gbagbo, de nombreux cadres du FPI, des syndicalistes ou des responsables d’organisations proches du parti de l’ancien Président, ont été arrêtés sans que les charges retenues contre eux, le lieu et les conditions de leur détention soient connus.

__Depuis le coup d’état de décembre 1999, la Côte d’Ivoire est entrée dans une période d’instabilité politique et militaire. Depuis cette date, les violences perpétrées contre les civils par des hommes en armes (armée, rebelles, milices…), ont fait des milliers de victimes.
Ces exactions doivent cesser, la sécurité doit à nouveau être assurée pour tous les Ivoiriens et les populations vivant en Côte d’Ivoire sans distinction. Pour que ce pays renoue durablement avec la paix, la lumière doit être faite sur ces exactions et sur les responsabilités des différentes parties qui se sont affrontés.

Nos organisations saluent l’annonce faite par Alassane Ouattara de mettre la lutte contre l’impunité et la réconciliation au cœur de son programme, notamment par la création d’une Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation (DVR).

Elles demandent instamment aux nouvelles autorités ivoiriennes :

- de prendre les mesures nécessaires à l’arrêt immédiat des exactions contre les civils et des atteintes aux droits de l’homme ;

- de prendre les mesures nécessaires à l’encadrement effectif de l’armée et de la police, pour que celles-ci soient au service de la population et assurent leur mission de protection de tous les civils sans aucune distinction ;

- de s’assurer que les personnes arrêtées bénéficient des droits que leur garantit la Constitution (y compris le droit pour leur famille et leurs avocats de connaître les lieux de leur détention, le droit d’être présentées devant la justice dans les délais prescrits par la loi, et le droit de ne pas subir de mauvais traitements ni d’actes de torture) ;

- de donner à la future Commission DVR les moyens nécessaires pour faire la lumière sur les violations graves et toutes les atteintes aux droits de l’homme commises depuis le début de la crise en 1999 de manière indépendante et impartiale ;

- de permettre à la Cour pénale internationale (CPI) d’enquêter sur les exactions commises depuis septembre 2002 en lui facilitant l’accès à tous les témoins et toutes les informations utiles à son travail d’investigation ;

- de mener des enquêtes judiciaires indépendantes, exhaustives et impartiales sur toutes les allégations d’atteintes aux droits de l’homme recensées depuis le début de la crise ivoirienne afin de juger leurs auteurs et responsables et d’apporter réparation aux victimes ;
Enfin, les organisations signataires demandent instamment aux instances onusiennes de rendre publiques les différentes enquêtes et leurs annexes qu’elles ont mené par le passé et qui, jusqu’à ce jour, ont fait l’objet de blocage dans leur parution et d’une absence de suivi de leurs recommandations.

 
 

Côte d'ivoire : L'interview de michel Gbagbo.

Picture
C’est avec de la peine au coeur que nous avons décidé de publier cette interview de Michel Gbagbo, actuellement déténu par les forces de Ouattara. Les images de son arrestation qui ont fait le tour du globe montrent un homme en sang, puis un fils remettant une serviette à son père, le président Gbagbo, pour se nettoyer. Mais cet intellectuel ivoirien méritait-il un tel traitement, tout juste parce qu’il s’appelle Gbagbo ? Est-il honnête de le tenir co-responsable des actes de la refondation ? 

Comment dois-je te présenter ? Michel Gbagbo, le fils du PR… ou Michel Gbagbo tout court ?

Bonjour à toi et aux lecteurs de Gbich !… Je suis Michel Gbagbo et je suis le fils du PR (Rires)… Alors tu fais comme tu veux, car il s’agit de la même personne...(...)...
Que fais-tu exactement dans la vie ?

Je suis Directeur de la Communication et de la Formation au Comité National de Pilotage du Redéploiement de l’Administration (CNPRA). C’est une structure interministérielle chapeautée par le Premier Ministre qui est lui-même assisté par le ministre de l’intérieur et celui de la fonction publique. J’enseigne également à l’UFR de criminologie à l’Université de Cocody où je suis assistant en psychologie...(....)...
C’est quoi ton parcours ?

J’ai eu le Bac ici au Lycée Technique d’Abidjan en 1990 et mon nom ayant mystérieusement disparu de tous les fichiers, je n’ai pas été orienté. Or à l’époque une loi interdisait aux bacheliers non orientés de s’inscrire à l’Université. Et mes parents n’ayant pas les moyens, je me suis quand même débrouillé pour m’inscrire avec mon passeport français. J’ai dû payer 100.000 F et en 2è année il y a eu les évènements de 92 qui m’ont conduit en prison. A ma sortie, la vie a continué et quand j’ai eu le DEA, je n’ai pu m’inscrire parce que la hiérarchie de l’Université a refusé. Quand j’ai senti toutes ces barrières, je suis allé travailler en France. Revenu au pays, j’ai intégré le cabinet d’un parent et j’ai enseigné la géographie économique au CBCG de Cocody...(...)...
Les Ivoiriens connaissent très peu Mme ta mère, qui est aussi une 1ère Dame ?

Tu parles de ma mère biologique ? C’était, en effet, la première épouse légitime de l’actuel Président. Mais tu sais, je n’aime pas trop aborder ce sujet, car chaque personne a peut-être besoin qu’on ne parle pas de sa vie privée et l’expose dans les journaux...(...)...

Ta mère est étrangère, alors tu es un “Ou”…

C’est tout à fait juste. Je suis en effet, ce qu’on appelle un “ou” 100 % et je l’assume. Je suis Ivoirien et Français. Je ne suis pas Franco-Ivoirien ni Ivoiro-Français, je suis Ivoirien et Français. Mais comme de toute façon à titre privé, je n’envisage aucunement devenir Président de la République, le problème ne se pose pas à mon niveau. (Rires)

Quels sont tes rapports avec la 1ère Dame, Simone Gbagbo ?

Ce sont les rapports d’une mère et d’un fils, sauf qu’ici il s’agit de la Première Dame qui elle aussi est comme son mari… (Rires) Car elle respire politique, elle vit politique, elle mange politique, elle dort politique etc. C’est une famille de politiques. Mais comme je l’ai dit, ça ne nous empêche pas de vivre une vie de famille. Même si on sait que c’est très souvent la politique qui prime dans nos causeries (Rires)...(....)....
On ne te voit pas en boîte, avec grosses cylindrées, nanas etc. comme les enfants de Président… ?

Ce n’est pas mon genre… Mais n’oublie pas que je suis fonctionnaire et tu as vu mon véhicule de fonction (une 307, ndlr). Maintenant si le fils du PR est aussi PDGd’une multinationale, pourquoi ne peut-il pas rouler dans une grosse cylindrée digne de son rang ? Cela ne veut pas dire qu’il fait le malin… Mais il travaille, et ça, à chaque fois qu’il va s’amuser, les gens vont se plaindre ? Mais n’a-t-il pas droit à s’amuser aussi ? Bon comme moi je vis une vie normale de fonctionnaire, avec ma voiture de service, y a pas de soucis et je ne jugerais pas les autres. Chacun a son éducation et a l’image qu’il veut donner...(...)..
Tu es marié et père de famille… alors, pour ou contre la polygamie ?

Je suis marié… je vis avec ma femme depuis 17 ans et nous avons 3 enfants. Dans nos traditions, la polygamie a toujours existé et c’est culturel. La loi actuelle montre ses limites dans son application et ça fait que dans toutes les couches sociales, politiques, affaires, agricoles etc. on voit des gens bafouer allègrement la loi et personne n’en dit rien. Mais je pense que les femmes elles-mêmes sont divisées sur la question, alors est-ce parce qu’une chose est grandement et ouvertement pratiquée qu’elle est une bonne chose ? Il faut un vrai débat pour parler de ce sujet…

Pourquoi les Ivoiriens devraient voter Gbagbo ?

C’est le seul qui peut gérer ce pays pendant et après la crise. Il a maintenu l’Etat debout. Tu sais, dans les pays en guerre, la surpuissance des organismes internationaux s’explique par le fait que l’Etat a disparu. Or ici, l’Etat n’a pas disparu et a même réussi à remplir ses fonctions. Sans rancune, le PR a réussi à dialoguer avec la rébellion. Cela est fondamental, car aujourd’hui le PR a fait que les rebelles et l’opposition sont considérés comme un élément de la solution. Or on se souvient que dans ses premiers discours au début de la crise, ceux-là étaient vus comme des éléments à écarter et à éliminer pour avancer. Il a su développer chez nous une certaine conscience nationale sans laquelle aucun développement n’est possible. Quelqu’un qui a fait tout ça dans un pays en guerre, on imagine ce qu’il va faire dans un pays en paix...(....)....
Une “gbicherie”

Je lis Gbich ! depuis les débuts et chez nous à la maison, il y a une tradition. Chaque vendredi ma femme achète Gbich ! et durant tout le week-end ça fait le tour de toutes les chambres car chacun a ses horaires de lecture… (Rires) Un homme sans humour c’est comme une femme sans parfum, il y quelque chose qui manque.

Interview réalisée par Bléhiri Serge-Alex