<![CDATA[Afrique Actualités - Monde]]>Tue, 16 Feb 2016 02:16:52 -0800Weebly<![CDATA[Elections Sénégal : à l'unisson, l'opposition fait reculer wade !!!]]>Mon, 27 Jun 2011 16:06:50 GMThttp://criseivoirienne.weebly.com/monde/elections-sngal-lunisson-lopposition-fait-reculer-wadeAbandon du ticket présidentiel par wade : c'est sage !!!
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Ça y est ! Wade a été contraint de faire marche-arrière. Ou du moins d'enterrer ce qui pourrait être un casus belli pour une confrontation de longue durée inter-sénégalaise. On s'attendait qu'houspillé par l'opposition et la société civile, le président Wade, fasse une petite reculade, quelques réglages pour revenir en force afin de faire avaler avec moins de douleur la pilule du funeste projet dit de ticket présidentiel. Rien de tout cela. Le projet est tout simplement abandonné, ce qui est à l'honneur du vieil homme d'Etat qui a su reculer devant le danger, mais aussi à la classe politique et la société civile qui a su dire Non, à l'unisson.

Selon le chronogramme, hier jeudi 23 juin, les députés sénégalais devaient examiner un projet de loi très querellé instituant un ticket présidentiel, qui prévoit l’élection simultanée au suffrage universel direct d’un président et d’un vice-président. Un acte inédit  dans les annales de nos républiques à tradition francophone que voulaient poser ces élus. Et de mémoire d’homme de médias, rarement projet  de loi aura été autant l’occasion de trouble à l’ordre public.

La contestation entre partisans et opposants dudit projet a été si vive que, du côté de Dakar,  l’opposition regroupée au sein de Benno Siggil Sénégal a suspendu sa participation à la révision du fichier électoral – un acte hautement symbolique –, estimant que la prochaine présidentielle, prévue pour février 2012, serait biaisée. Qui pis est, des appels à la mobilisation contre ce projet et plusieurs manifestations d’une violence rare ont éclaté à travers le pays  pour amener Gorgui à revoir sa copie.

«Un projet de loi visant simplement à faire passer le président avec 25% des suffrages exprimés n’est pas acceptable au Sénégal»,  explique un manifestant qui en a ras -le-bol de la gestion du pouvoir d’Etat sous l’ère du Sopi. C’est vrai qu’avec sa kyrielle de gouverneurs, de préfets et de sous-préfets, tous acquis au président, ce  n’aurait été qu'un jeu d'enfant pour Wade de se faire réélire et de permettre  à son parti, le PDS, de rester au pouvoir ad vitam aeternam. Avec plus de 80% de députés  libéraux  et   d’autres béni oui-oui, qu'est-ce qui aurait pu empêcher ce malheureux projet de passer comme une lettre à la poste ?

Et cela est d’autant plus inacceptable que le successeur d’Abdou Diouf sait mieux que quiconque que sa popularité est en berne. Il  veut  donc changer les règles du jeu à huit mois de la présidentielle, autant dire en plein match, pour se mettre à l’abri d’éventuelles surprises désagréables. Au Sénégal, les estimations de vote, régulièrement rendues publiques, qui sont crédibles pour l’opposition, fantaisistes pour les libéraux et leurs amis, mais ayant toujours un impact jamais démenti sur l’opinion, créditent Gorgui, candidat à sa propre succession,  d'une fourchette de 25 à 30% des suffrages.

Un second tour pour départager les deux candidats arrivés au second tour s’avérant périlleux pour le pape du Sopi, tant la tendance du «tout sauf Wade» gagne du terrain avec tous ces déçus du libéralisme à la sénégalaise, il est apparu  plus sage au plus vieil  homme d’Etat en exercice en Afrique de  parer à cette éventualité. Mais c’était sans compter avec la détermination et l’esprit de suite des politiques de l’opposition et de la société civile au pays de la Téranga.

On sait qu’en dépit de son âge, avancé, l’esprit du président sénégalais fourmille d’idées qui ne sont pas toujours saugrenues. Mais véritablement, cette trouvaille de vice-présidence dans une Afrique de l’Ouest à tradition française -où ce poste est quasiment inconnu et surtout de la part d'un Wade plus francophile que de raison- semble être hors de saison.

En effet, sauf erreur ou omission, hormis le Nigeria, le Kenya et certainement  bien d’autres pays  de tradition anglo-saxonne, sous nos tropiques, ce poste n’existe pas. Et c’est une curiosité que de chercher des arguties juridiques et politiques pour en créer. Hormis le fait que ce poste peut s’avérer un gouffre financier pour le contribuable,  sa raison d’être est difficile à démontrer. Alors pourquoi vouloir imposer aux Sénégalais un tel machin ?

Pour bien de Sénégalais, la réponse coule de source : opérer à bon compte une dévolution dyarchique du pouvoir en positionnant Karim.

En effet, après sa  vaine tentative de le propulser  à la tête de l’Etat, Wade tente de changer son fusil d’épaule pour mieux atteindre sa cible. Son fils biologique placé dans cette posture, le reste deviendrait un jeu d’enfant pour ce président nonagénaire  que de hisser davantage en cas de besoin ce «fils prodige» qui, en dépit de son échec aux municipales, ne  cesse de cumuler des postes gouvernementaux. Et l’opposition et la société civile sénégalaises semblent pour le moment avoir  réussi  à éviter ce coup de Jarnac.

Voilà un projet de loi que Gorgui a eu la sagesse  de reléguer aux calendes grecques ou qu'il a abandonné pour toujours. En intellectuel bon teint, il a parfaitement compris le message de ses compatriotes qui ne veulent aucunement dudit projet. Une reculade,  à son honneur et pour le bien-être du Sénégal.

Boureima Diallo

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<![CDATA[Obama trainé devant la justice pour cette guerre injuste en Libye.]]>Fri, 17 Jun 2011 13:16:45 GMThttp://criseivoirienne.weebly.com/monde/obama-train-devant-la-justice-pour-cette-guerre-injuste-en-libyeDes parlementaires américains contestent en justice l'entrée en guerre des Etats-Unis en Libye
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Des élus du Congrès américain ont défié Barack Obama devant la justice mercredi 15 juin en déposant une plainte à Washington contre la décision du président de se passer du feu vert du Congrès pour lancer les opérations militaires en Libye. 

Le texte, qui accuse nommément le président américain et le secrétaire à la défense Robert Gates, "conteste la constitutionnalité de la guerre" et vise à "protéger les plaignants et le pays" face à la politique du gouvernement en Libye.

Les plaignants, une dizaine d'élus des deux bords menés par le démocrate Dennis Kucinich et son collègue républicain Walter Jones, ont annoncé leur action lors d'une conférence de presse devant les marches du tribunal. 
Ils reprochent au président d'avoir "unilatéralement" engagé les forces américaines contre le régime de Mouammar Kadhafi "sans déclaration de guerre du Congrès", ce qui caractérise selon eux une violation.

La Constitution américaine réserve au Congrès le droit de déclarer la guerre, bien que nombre de présidents américains se soient passés du feu vert des parlementaires. "Que diable faisons-nous en Libye ?", s'est interrogé Walter Jones devant le tribunal. 
Le républicain Tim Johnson également présent mercredi n'a pas hésité à affirmer que cette guerre est "clairement et absolument illégale"
Le représentant Ron Paul, candidat à l'investiture républicaine pour l'élection de novembre 2012 et farouche opposant de toute intervention extérieure américaine, figure également parmi les signataires de la plainte.

LES PLAIGNANTS SONT CONFIANTS

En 1999, une plainte similaire avait été déposée par le représentant républicainTom Campbell contre le président Bill Clinton pour contester la constitutionnalité des bombardements en Serbie. 

La plainte avait été rejetée par le tribunal. 
Mais mercredi, les plaignants se sont montrés confiants de voir leurs arguments prévaloir sur ceux de l'administration, qui assure de son côté que l'intervention"limitée" sous sa houlette ne constitue pas une violation de la Constitution.

En outre, les élus affirment que l'action de l'administration a été lancée en violation du traité de l'Atlantique Nord ratifié par le Congrès américain et que l'utilisation de fonds pour l'opération en Libye sans l'accord du Congrès est anticonstitutionnelle.

Enfin, ils estiment que la loi américaine de 1973 ou "Loi sur les pouvoirs de guerre" ("War powers resolution"), conçue pour limiter les pouvoirs présidentiels sur le déclenchement des guerres, n'a pas été respectée par le président Obama. 

La loi stipule que sans autorisation du Congrès, un retrait doit être entamé après soixante jours et entièrement achevé après quatre-vingt-dix jours. 
Cette dernière limite sera atteinte dimanche.

Depuis plusieurs semaines, des voix se sont élevées au Congrès, à droite comme à gauche, pour réclamer des explications à Barack Obama sur son action en Libye. 
La Chambre a déjà adopté le 3 juin une résolution demandant au président de présenter dans les quatorze jours un rapport détaillé sur l'intervention militaire. 
La Maison Blanche a indiqué qu'elle répondrait à cette demande. 
Côté Sénat, une résolution sur la Libye devrait voir le jour prochainement.

Lu sur Le Monde

Saïf Al-Islam Kadhafi propose des élections dans les trois mois


Dans un entretien au quotidien italien Corriere della Sera, Saïf Al-Islam Kadhafi, fils du dirigeant libyen, déclare que le clan Kadhafi est prêt à accepter des élections"dans les trois mois" sous la supervision d'observateurs internationaux. 
Selon le possible successeur de Mouammar Kadhafi, "des élections pourraient se tenir dans les trois mois. Au maximum d'ici la fin de l'année. Et la garantie de leur transparence pourrait être la présence d'observateurs internationaux".
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<![CDATA[Wade – Kadhafi : lâchage en règle]]>Mon, 13 Jun 2011 12:59:40 GMThttp://criseivoirienne.weebly.com/monde/wade-kadhafi-lchage-en-rgleWade – Kadhafi : lâchage en règle
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Alors que le groupe international de contact sur la Libye se réunit à Abou Dhabi pour décider d’une aide financière au Conseil national de transition (CNT), le président Abdoulaye Wade s’est déplacé jeudi à Benghazi pour réclamer le départ de Mouammar Kadhafi. De notre correspondant au Sénégal

« Plus tôt tu partiras, mieux ça vaudra. » L’appel lancé par le président Wade à l’adresse de Mouammar Kadhafi est clair. Après un passage par Paris, où il a rencontré le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, le Sénégalais est arrivé jeudi en Libye. Escorté par deux avions Mirage français, l’Airbus sénégalais s’est posé en fin de matinée sur l’aéroport de Benghazi. Accueilli sur le tarmac par le président du Conseil national de transition (CNT), Moustapha Abdeljalil, et entouré d’une flopée de journalistes, Abdoulaye Wade ne boude pas son plaisir.

Élu en 2000 après une alternance politique saluée par tous, le Sénégalais s’est paré des habits de chantre de la démocratie pour demander le départ du « dictateur ». « Tu es arrivé au pouvoir par un coup d’Etat il y a plus de 40 ans, tu n’as jamais fait d’élection, tu as prétendu parler au nom du peuple, a-t-il lancé à son ancien allié, Mouammar Kadhafi, lors d’une conférence de presse. Tout le monde sait que c’est une dictature que tu as établie (...). Je te regarde maintenant dans les yeux, il faut arrêter les dégâts. »

Après avoir reconnu le Conseil national de transition (CNT) fin mai, Abdoulaye Wade devient donc le premier chef d’Etat à se rendre dans le fief des insurgés libyens. Une visite qui illustre le revirement d’une partie des dirigeants du continent sur la possibilité pour le guide de la Jamahiriya de rester aux affaires alors que l’Union africaine (UA) appelle toujours à un cessez-le-feu. Officiellement, le Sénégalais répond à une invitation du président du CNT dont il avait reçu les émissaires une première fois à Dakar le 19 mai puis à Paris le 27. Officieusement, à moins d’un an d’élections présidentielles qui promettent d’être disputées, Wade n’est sans doute pas mécontent de s’attirer les bonnes grâces d’Obama et de Sarkozy en montant au front pour réclamer la tête du fantasque Kadhafi. Le président sénégalais, dont la diplomatie du portefeuille et les flirts plus ou moins prolongés avec les pays du Golfe, l’Inde, la Chine et l’Iran, donnent parfois le tournis, semble revenir à ses premières amours, les Etats-Unis et la France.
Crise politique au Burkina Faso : la population est instrumentalisée, prise en otage dans des réglements de compte entre certaines éminences grises du nouveau gouvernement et leurs anciens collégues et leurs opposants. Les exclus, les "anti insurrection'naires", se serrent les coudes après l'arrestation de Me Hermann yaméogo, pdt de l'UNDD, et de Mr Koné Léonce, vice pdt du CDP ... Président des Patriotes Unis pour le Changement ( P.U.C ), Franck Sidnoma, 30 ans dont 10 en politique, s'inquiete quant à l'avenir de son pays, lui qui prône l'apaisement, la réconciliation, l'unité nationale ... http://burkinapourtous.fr/burkina/
http://www.burkinapourtous.fr/2015/10/08/crise-politique-au-burkina-faso-l-interview-de-franck-sidnoma-pdt-du-p-u-c/​

La médiation du « vieux sage »

Toujours prompt à proposer ses services pour résoudre les problèmes des autres, le Sénégalais a comme prévu offert sa médiation dans la crise libyenne...(....)...

« À l’Union africaine, je suis le seul qui peut lui parler, lui dire la vérité car je ne lui dois rien », a ainsi expliqué à la presse le président Wade, accompagné de son ministre des Affaires étrangères et de son fils, Karim Wade, dont le déplacement en Libye après celui de Deauville pour le G8 fera sans doute beaucoup parler à Dakar. Des mots qui contrastent avec les discours précédents. En décembre dernier, à l’occasion du Festival mondial des arts nègres (Fesman) à Dakar, Abdoulaye Wade et celui qu’il qualifiait alors de « compagnon de lutte pour l’édification des Etats-Unis d’Afrique », Mouammar Kadhafi himself, avaient prononcé un discours au pied de l’imposante statue de la Renaissance africaine. Jamais à court d’idées grandioses, le Sénégalais avait trouvé en Kadhafi, jamais à court de pétrodollars, le partenaire idéal. Abdoulaye Wade était par exemple persuadé que son ami libyen tenait à disposition du Nepad (Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique) 90 milliards de dollars et s’interrogeait publiquement sur la façon dont il allait constituer un fonds afin de mieux utiliser cette somme. Symbole de l’amitié sénégalo-libyenne, la première tour solaire du continent, d’une hauteur de 200 mètres et baptisée sobrement « The Président Kadhafi African Tower », devait même voir le jour à Dakar.

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<![CDATA[Sénégal : le président Abdoulaye wade est-il fou ???]]>Wed, 08 Jun 2011 18:26:50 GMThttp://criseivoirienne.weebly.com/monde/sngal-le-prsident-abdoulaye-wade-est-il-fouLe président Wade est-il fou ?
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Les manifestations contre le nouveau découpage administratif ont fait un mort. A moins d’un an des élections, l’opposition y voit une manipulation.


Quoi qu’on dise, Voltaire fut un récalcitrant bienheureux et perspicace. 
Cette légende des belles lettres françaises fit une réflexion sur la gouvernance  d’Etat quasi prophétique. 
Le fou du roi, disait-il, est toujours de la nation, mais son docteur est un étranger. 
Un  faisceau d’événement et de faits ont corroboré cette réflexion audacieuse. 
Le nouveau découpage administratif, le meurtre de Malick Ba à Sangalkam et l’achat d’un terrain par Wade ont scandalisé plus d’un Sénégalais. 
Bien calé dans son rôle, le ministre porte parole du président de la République a tenté d’occuper l’espace médiatique. 
Serigne Mbacké Ndiaye était seulement en avant-première. 
Son discours était une sorte de musique d’attente. 
Le foot du roi devait venir ensevelir dans la mémoire collective les images et les sons d’une semaine burlesque. 

Notre monde est fondamentalement injuste. 

La peur, l’oubli et la convoitise sont les moteurs de la vie publique sénégalaise depuis l’indépendance. 
Les élites locales issues de l’école coloniale ont gardé un rapport de condescendance et de mépris au peuple. 
Dans  les officines de ces organisations fossilisées, on décore cette ignominie. On appelle cela de la politique. 

Les citoyens restent pour eux de simples marionnettes, taillables au gré des inspirations maquignonnes de l’administration. 
Quoi ? Est-ce que les populations de Sangalkam peuvent même savoir ce qui est bien  pour elle ? 
Et puis ce qui est bien pour Abdoulaye Wade ne doit-il pas être bien pour tout le monde ? Pour les ministres Aliou Sow et Serigne Mbacké Ndiaye, la cause est entendue.

Leurs plaidoiries en sont mêmes devenues des réquisitoires contre le régime. 

Le silence des conseillers des collectivités locales  mises sous délégation spéciale n’est pas un acquiescement. 
C’est un aveu d’impuissance. 
Aucun  des maires libéraux (au pouvoir) victimes de ce nouveau découpage n’a organisé une fête à la publication du décret. 
L’argument du caractère général de cette loi n’est recevable. 
Il n’y avait aucune urgence et la souveraineté populaire est sacrée. 

Le gouvernement aurait bien  pu attendre la fin du mandat des élus locaux pour procéder aux changements. Le zèle, la précipitation et l’entêtement  des autorités gouvernementales ont fait un mort et 12 millions [population du pays] de blessés. 

C’est juste une question de temps, mais aucun crime ne reste impuni. La tragédie du "Joola"  (2000 morts dans le naufrage de ce bateau en 2002) et ses nombreux rebondissements judicaires l’attestent. 

Dans  sa contre-attaque, le ministre porte-parole  du chef de l’Etat a accusé Amath Dansokho (un des leaders de l’opposition) de reniement. 

Le président d’honneur du Parti de l’indépendance et du travail (PIT) aurait été le premier avocat défenseur du projet de découpage administratif. Vrai ou faux, la réponse de Dansokho est illustratrice du mépris des élites pour le peuple. 
Les sénégalais seraient, si on en croit des confidences de Me Wade, un regroupement moutonnier d’amnésique. 

Les hommes politiques semblent avoir un consensus sur la question. Pour eux, les sénégalais ont des gommes dans la tête. C’est  un constat superficiel et une erreur de jugement stratégique. Car comme le dit la chanson, "on n’oublie jamais rien, on vit avec".  C’est pourquoi les autocrates sont toujours  surpris par leur chute. A l’horloge du peuple, une seconde peut faire dix ans. 

Les somnifères et les drogues ont un peu perdu de leur effet. 
Le football et la lutte restent encore des opiums pour les sénégalais. 
Fort heureusement, dans le gris de la victoire et l’ivresse collective, il s’en trouve quelque lucidité pour discerner. 

Le sport est le roi des anesthésiants pour un peuple. 
Avec du pain et des jeux, les princes ont doré bien des fers et des pilules. 
Une qualification à la Coupe d’Afrique des Nations de Football, c’est important. 
Rendre justice à Malick Bâ, victime des manifestations, c’est indispensable.
Courrier international
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<![CDATA[La Chine pose un ultimatum aux USA contre toute ingérence au Pakistan !!!]]>Mon, 30 May 2011 14:05:43 GMThttp://criseivoirienne.weebly.com/monde/la-chine-pose-un-ultimatum-aux-usa-contre-toute-ingrence-au-pakistanUn ultimatum chinois avertit les États-Unis contre une attaque du Pakistan
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La Chine a déjà mis les Etats-Unis en garde que toute attaque de Washington sur le Pakistan serait interprètée comme un acte d'agression à l'encontre de la Chine. Cet avertissement sec représente le premier ultimatum stratégique reçu par Washington depuis plus d'un demi-siècle, remontant à l'avertissement de l'URSS durant la crise de Berlin entre 1958 et 1961 et ceci indique plus avant le grave danger d'une guerre générale émanant de la confrontation Etats-Unis-Pakistan.
 
"Toute attaque sur le Pakistan serait perçue comme une attaque sur la Chine"

Répondant à des rapports établissant que la Chine avait demandé aux Etats-Unis de respecter la souveraineté du Pakistan dans les moments qui suivirent l'intervention Ben Laden, le porte-parole du ministère des affaires étrangères chinois Jiang Yu a utilisé le briefing avec la presse du 19 Mai pour réaffirmer la demande catégorique de Pékin que "la souveraineté et l'intégrité du territoire du Pakistan doit ête respecté." En accord avec des sources diplomatiques pakistanaises citées par le Times of India, la Chine a "mise en garde sans termes équivoques qu'une attaque sur le Pakistan serait considérée comme une attaque sur la Chine". Il a été indiqué que cet ultimatum a été délivré au cours du dialogue stratégique et des pour-parler économiques ayant eu lieu à Washington le 9 Mai et où la délégation chinoise était emmenée par le vice premier ministre chinois Mr Wang Qishan et le conseiller d'état Mr Dai Bingguo.1 Les avertissements de la Chine sont implicitement supportés par les missiles nucléaires de cette nation, incluant quelques 66 missile inter-continentaux dont plusieurs ayant la capacité de frapper les Etats-Unis, en plus de 118 missiles de moyennes portées, 36 missiles lancés à partir de sous-marins et de nombreux systèmes de missiles à courte portée.

Le support de la Chine est vu par les observateurs régionaux comme étant critiquement important pour le Pakistan, qui se trouve autrement coincé dans la tenaille entre les Etats-Unis et l'Inde. "Si la pression des Etats-Unis et de l'Inde continue, le Pakistan pourra dire ‘La Chine est avec nous. Ne pensez pas que nous sommes isolés, nous avons une super-puissance potentielle avec nous." a déclaré à l'AFP le général en retraite et analyste politique Talat Massoud.2

L'ultimatum chinois est survenu durant la visite à Pékin du premier ministre pakistanais Gilani; durant laquelle le gouvernement hôte a annoncé le transfert immédiat et gratuit de 50 avions de chasse à réaction dernier modèle JF-17.[3] Avant son départ, Gilani a renforcé l'importance de l'alliance entre le Pakistan et la Chine proclamant: "Nous sommes fiers de compter la Chine parmi nos meilleurs amis et de réaffirmer la confiance qui nous relie. La Chine pourra toujours compter sur le Pakistan pour être à ses côtés en toute circonstance… Quand nous disons que cette amitié est plus grande que l'Himalaya et plus profonde que les océans, nous capturons l'essence même de cette relation."4 Ces remarques furent accueillies par des jérémiades des portes-parole états-uniens, notamment du sénateur républicain de l'Idaho Risch.

La crise stratégique qui bouillonne entre les Etats-Unis et le Pakistan a explosé avec force le 1er Mai avec l'affaire du raid commando unilatéral et non autorisé qui a de manière supposée tué le fantômatique Oussama Ben Laden dans une maison fortifiée de la ville d'Abottabad, ce qui constitua une violation flagrante de la souveraineté du Pakistan. Le timing de cette cascade militaire effectuée pour enflammer les tensions entre les deux pays, n'avait absolument rien à voir avec la supposée guerre contre le terrorisme et tout à voir avec la visite au Pakistan à la fin Mars, du Price Bandar, le chef de la sécurité nationale saoudienne. De cette visite a résulté une alliance immédiate entre Islamabad et Ryadh, avec la Pakistan promettant de fournir des troupes pour mâter toute rébellion concoctée par les Etats-Unis sous forme de révolution colorée dans le royaume des Saouds, tout en offrant une protection nucléaire aux Saoudiens, les rendant ainsi moins vulnérables aux menaces d'extorsion américaines d'abandonner la monarchie pétrolière aux bons soins de Téhéran. Un mouvement conjoint entre le Pakistan et l'Arabie Saoudite pour briser l'emprise de l'empire américain dans la région et quelque soit ce que l'on pense de ces deux régimes, représenterait un coup fatal à l'empire américain pâlissant en Asie du Sud.
 
Quant aux affirmations concernant le raid supposé sur Ben Laden le 1er Mai, il y a une masse de contradictions changeant les faits de jour en jour et ne donnant pas espoir de savoir ce qu'il s'est vraiment passé. Une analyse de cette aventure serait en de biens meilleures mains avec des critiques littéraires et des auteurs de revues théâtrales. Le seul fait solide et consistant qui émerge de tout cela est que le Pakistan est la cible majeure des Etats-Unis, ainsi intensifiant la politique américaine anti-Pakistan qui a été mise en place depuis le tristement célèbre discours d'Obama à West Point en Décembre 2009...(...)...

Obama a déjà approuvé une attaque furtive sur les armes nucléaires pakistanaises

Comme le dit le London Sunday Express, Obama a déjà approuvé un action agressive en ces termes: "Les troupes américaines seront déployées au Pakistan si les installations nucléaires de cette nation sont sous une menace terroriste qui chercherait à venger la mort de Ben Laden… Le plan, qui serait activé sans le consentement du président Zardari a provoqué une réaction de colère des officiels pakistanais… Obama donnerait l'ordre de parachuter des troupes pour sécuriser les sites nucléaires clefs. Ceci inclut la base aérienne QG de Sargodha, qui abrite des F-16 de combat ayant au moins 80 missiles balistiques à têtes nucléaires. "D'après les officiels américains, "le plan a reçu le feu vert et le président a déjà manifesté son intention de déployer des troupes au sol au Pakistan s'il pense que cela est important pour la sécurité nationale." ..(..)..
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<![CDATA[Affaire DSK : Tout New York se moque de l'homme, la France ridiculisée !]]>Sat, 28 May 2011 21:19:24 GMThttp://criseivoirienne.weebly.com/monde/affaire-dsk-tout-new-york-se-moque-de-lhomme-la-france-ridiculiseAffaire DSK : Manipulation de sarkozy ???
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Nicolas Sarkozy a-t-il eu entre les mains une note de police sur un épisode compromettant de la vie de Dominique Strauss-Khan ? C'est ce que cherche à savoir le député socialiste Jean-Jacques Urvoas après une information du Monde. Dans son édition datée du 24 mai,le quotidien du soir assure avoir eu confirmation de l'existence d'un tel rapport, "signalant la présence de M. Strauss-Kahn, surpris en fâcheuse posture dans une voiture, à l'ouest de Paris, dans un haut lieu des rencontres tarifées, à l'occasion d'un banal contrôle". Rédigées par un "policier de base" avant 2007, les "quelques lignes" seraient ensuite mystérieusement remontées jusqu'à Nicolas Sarkozy.

"Je ne prends pas pour argent comptant ce que dit Le Monde", précise au Point.fr l'élu strauss-kahnien qui a envoyé deux lettres, l'une au directeur de la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur), Bernard Squarcini, l'autre au responsable de la police urbaine de proximité à l'époque des faits, Alain Gardère - aujourd'hui directeur adjoint de cabinet de Claude Guéant au ministère de l'Intérieur -, pour "les interroger sur la véracité de l'information". "Je n'imagine pas que de hauts fonctionnaires mentent à un parlementaire de la République. J'attends donc des réponses les plus précises possible."

Qu'est devenue la note ?

Et notamment sur le destin de l'original de la note, qui aurait été depuis passé "au broyeur", selon une source citée par Le Monde. "Si tel était le cas, je souhaite que vous me précisiez les raisons de cette initiative et ce qu'il est advenu de ce document", demande Jean-Jacques Urvoas à Alain Gardère.

Dans sa lettre à Bernard Squarcini, l'élu PS exige aussi de savoir si la DCRI - née de la fusion de la DST et des renseignements généraux en 2008 - a "récupéré l'ensemble des dossiers relatifs aux personnalités politiques que détenait la Direction centrale des renseignements généraux". Et de prévenir : "Si elles devaient être avérées, [les pratiques rapportées par le journal Le Monde] seraient de nature à porter un doute sérieux sur l'activité du service que vous avez l'honneur de diriger."
Le point

DSK déménage : La folie des grandeurs...

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DSK est arrivé en début de soirée mercredi soir (dans la nuit de jeudi, heure française) dans un ancien quartier très en vogue d’usines et de hangars transformés dans les années 90 en immeubles de lofts : Tribeca

Selon un site de transactions immobilières, la maison de ville compte quatre chambres, une douche à jets multiples, un jacuzzi, une salle de cinéma et des équipements de luxe.

Selon ce même site, la maison a été récemment proposée à la vente pour une somme de près de 14 millions de dollars. Le loyer payé par Dominique Strauss-Kahn serait de 50 000 dollars par mois...

DSK : un voisin indésirable !!!

Visite de l'hotel particulier de DSK à New-york

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<![CDATA[Affaire DSK : Adja Diallo, cette petite Africaine qui fait trembler l'éléphant]]>Fri, 27 May 2011 17:17:24 GMThttp://criseivoirienne.weebly.com/monde/premier-messageAdja Diallo, « victime collatérale » de l’affaire DSK
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DÉCOUVERTEAdja Diallo, « victime collatérale » de l’affaire DSKUne étudiante dakaroise fait les frais de l’emballement médiatiqueVENDREDI 27 MAI 2011 / PAR SIMON MARO« L’affaire DSK » fait des vagues au Sénégal. Présentée comme Nafissatou Diallo, la femme de chambre d’origine guinéenne qui accuse Dominique Strauss-Kahn d’avoir essayé de la violer dans un hôtel de New York, Adja Diallo a vu sa photo faire le tour du monde et menace de porter plainte.Les effets du tsunami déclenché par l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn le 14 mai à New York, se sont fait sentir jusque sur les côtes sénégalaises. Depuis l’arrestation du directeur du Fonds monétaire international (FMI), inculpé pour « agression sexuelle, séquestration de personne et tentative de viol », les médias se régalent. Loin d’être en reste, les réseaux sociaux et le site de microblogging Twitter sont devenus des sources importantes d’informations. Mais, à l’heure d’Internet et de l’information en continue, cette course effrénée au scoop n’est pas sans risque. L’emballement médiatique suscité autour de « l’affaire DSK » aurait d’ailleurs fait une première victime à Dakar.

En effet, depuis le 18 mai, une photo présentée comme celle de la plaignante, la femme de chambre guinéenne Nafissatou Diallo, circule sur Internet. On y voit une ravissante jeune femme au sourire enjôleur, coiffée d’une raie sur le côté et vêtue d’une chemise à carreaux. Reprise par de nombreux médias, la photo fait rapidement le tour du monde. Le problème, c’est qu’il s’avère aujourd’hui que cette jeune femme sur la photo n’est pas la plaignante mais une étudiante dakaroise de 23 ans. « Traumatisée » par la tournure prise par les évènements, suivie par un psychologue depuis quelques jours, Adja Diallo, s’estimant être une « victime collatérale » de l’affaire DSK, a décidé de porter plainte contre plusieurs médias, a affirmé Me Samba Ametti, l’un de ses avocats, jeudi lors d’une conférence de presse. « Rien n’est encore arrêté, explique l’avocat, mais nous envisageons une procédure pour atteinte à la vie privée, non-respect du droit à l’image, diffamation ou faux intellectuel. »
D’après les avocats, la photo du profil facebook de l’étudiante aurait été piratée puis détournée. Relayée par de nombreux médias français et internationaux, l’image a finalement atterri à la télévision sénégalaise, amplifiant le cauchemar vécu par la jeune femme. « Il est grand temps qu’on arrête le massacre, l’agression dont elle est victime, estime un autre de ses avocats, Me El Hadj Diouf. Et, Adja Diénaba Diallo dite Adja est victime. On l’a présenté même comme étant une femme atteinte de VIH/sida dans les commentaires qui suivent l’image Internet. C’est un préjudice incommensurable. » Les avocats de la Sénégalaise réclament « l’arrêt immédiat de toute diffusion de cette image ». « Nous allons poursuivre tous les médias qui ont recueilli et publié cette image et intenté des actions judiciaires, autant au Sénégal qu’en France, aux Etats-Unis ou partout ailleurs », prévient l’avocat.

De nombreux DSK en Afrique ?

Mercredi, une dizaine d’organisations de défense des droits de l’homme avaient tenu à apporter leur soutien à la plaignante, Nafissatou Diallo, une émigrée originaire de Guinée. D’après elles, beaucoup reste encore à faire sur le continent dans la prise en charge des victimes de viols et d’agressions sexuelles. « Il y a beaucoup de Dominique Strauss-Kahn chez les hommes politiques et autres hommes riches au Sénégal », juge Alioune Tine, président de la Raddho. « On enregistre fréquemment de gros scandales sexuels dont sont souvent objet des femmes, poursuit-il. D’après les confidences d’avocats, ces derniers et les bourreaux des victimes finissent la plupart du temps par négocier ces viols et autres actes inhumains. »

Pour Fatou Kiné Camara, membre de l’association des juristes sénégalaises (AJS), les femmes africaines victimes d’agressions sexuelles « vivent ce drame au plus profond de leur chair dans le silence et la défiance de communautés qui les victimisent et les stigmatisent. » Ces associations dénoncent la façon dont sont traitées les victimes d’agressions sexuelles par la police et la justice. « Les femmes africaines sont mieux protégées par la justice américaine que par la justice de nos propres pays, note Rabi Ndiaye de la Raddho. Souvent on te dit pourquoi as-tu été violée ? Comment étais-tu habillée ? Pourquoi as-tu été chez lui ? On ne prend pas en charge la victime, on la culpabilise. » Les associations de défense des droits de l’homme lancent donc un « appel aux Etats africains pour que les innombrables Nafissatou Diallo qui se trouvent dans nos maisons ne soufrent plus de ce silence et de cette complice passivité. »
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