<![CDATA[Afrique Actualités - lybie]]>Thu, 25 Feb 2016 01:46:56 -0800Weebly<![CDATA[Manifestations en Libye : la foule demande le départ du CNT.]]>Mon, 12 Dec 2011 08:00:00 GMThttp://criseivoirienne.weebly.com/lybie/manifestations-en-libye-la-foule-demande-le-dpart-du-cntmanifestations en Libye : la foule demande le départ du CNT. Picture
Les Libyens ont manifesté lundi à Benghazi, berceau de la rébellion contre Mouammar Kadhafi dans l'Est libyen, pour dénoncer le manque de transparence du Conseil national de transition (CNT) et l'indulgence de son président, Moustapha Abdeljalil

"Abdeljalil a beaucoup de questions à répondre. Le régime n'a pas changé. Ce sont toujours les mêmes qui oppriment et marginalisent les villes", a déclaré Tahani al-Sharif, une avocate de Benghazi, à un correspondant de l'AFP sur place. 

"Le CNT doit démissionner", "Abdeljalil doit partir", scandaient les manifestants, réunis sur la place du centre de Benghazi qui a vu les premiers rassemblements anti-Kadhafi le 15 février. 

Selon Mme Sharif, cette colère monte depuis que le président du CNT a affirmé que les nouvelles autorités libyennes étaient prêtes à pardonner aux membres des forces de Mouammar Kadhafi qui ont combattu les rebelles pendant le conflit meurtrier qui a provoqué la chute et la mort de Kadhafi. 

"Abdeljalil nous demande de pardonner aux combattants de Kadhafi. Est-ce qu'il dirait la même chose si son fils avait été tué ou blessé pendant la révolution?", a-t-elle insisté. 


Samedi, M. Abdeljalil avait ouvert à Tripoli une conférence sur la justice et la réconciliation en affirmant que les nouvelles autorités étaient prêtes à pardonner à leurs anciens adversaires. "Nous sommes capables de pardon et de tolérance, nous sommes capables d'absorber nos frères qui ont combattu les révolutionnaires et nous sommes aussi capables d'absorber tous ceux qui ont commis un acte ou une parole à l'encontre de cette révolution", a-t-il déclaré. 

Dimanche, l'organisation Human Rights Watch (HRW) avait fait part de sa préoccupation devant un "manque de transparence" des nouvelles autorités libyennes, en particulier au sujet des lois adoptées pendant la période de transition, l'attribuant essentiellement à un manque d'organisation. 

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<![CDATA[Guerre Libye : Les rebelles Libyens pointés du doigt par Amnesty international]]>Fri, 17 Jun 2011 13:04:44 GMThttp://criseivoirienne.weebly.com/lybie/guerre-libye-les-rebelles-libyens-points-du-doigt-par-amnesty-internationalLibye : Amnesty accuse les rebelles de torture et d'exactions
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Quatre mois après le début du conflit en Libye, la confusion règne toujours à l'ouest du pays, en proie à de violents affrontements entre les forces pro-Kadhafi et les rebelles. Aucune organisation humanitaire n'a accès à cette région du pays, les déplacements n'étant possibles que dans les villes libérées par l'opposition.

Donatella Rovera, conseillère sur la réaction aux crises à Amnesty International, est rentrée de Libye après trois mois passés à arpenter les villes de Misratah, Benghazi, Ajdabiya et Ras Lanouf. Son témoignage éclaire certaines zones d'ombres.

Rue89 : Vous avez pu rencontrer des mercenaires dans les centres de détention tenus par l'opposition.


Donatella Rovera : Il y a eu une certaine hystérie de la part des médias autour de la question des mercenaires. Le Conseil national de la transition (CNT) a organisé des visites dans les prisons pour que les journalistes « voient » les mercenaires, mais il s'agissait surtout de pauvres jeunes gens terrorisés, pas forcément liés au conflit. Mais ils ont été filmés, photographiés, ils étaient reconnaissables.

Ils ont été libérés puisqu'il n'y avait pas de preuves contre eux. La plupart ont d'ailleurs quitté la Libye. Il n'en reste quasiment plus en détention, peut-être quatre ou cinq à Misrata. J'ai rencontré un jeune Algérien dans une prison de Misrata. Il n'était pas du tout mercenaire, il travaillait dans une pâtisserie. Son patron a dû faire une lettre pour prouver qu'il ne mentait pas.

Vous voulez dire qu'il n'y avait pas de mercenaires ? 


On n'a pas vu de mercenaires, sauf si cela s'est passé dans l'ouest où nous n'avons pas accès. Nous avons rentré des étrangers et des Libyens noirs qui ont été pris pour cible par les anti-Kadhafi. Le comportement des combattants de l'opposition à leur égard pose question. Ils ont commis des violations graves.

Quel type d'exactions ?

Les rebelles sont responsables de nombreuses attaques contre les étrangers et les Libyens noirs, soupçonnés d'être des mercenaires. Certains ont été assassinés.

Certains soirs, des raids ont été menés contre toutes les personnes soupçonnées d'avoir été proches du régime et contre celles dont on savait qu'elles avaient travaillé pour le régime de Kadhafi, notamment à la Sécurité intérieure. On a retrouvé des notes près de certains cadavres disant : « C'est le sort réservé aux chiens de Kadhafi. »

Enfin, on a eu connaissance d'actes de torture sur des prétendus mercenaires et sur des soldats faits prisonniers.

Il faut agir maintenant. Les gens du CNT sont contre ces pratiques, je les crois sincères mais ils ne contrôlent pas la situation. Ont-ils vraiment la volonté politique de demander des comptes aux combattants rebelles ?

Sur la question des mercenaires, par exemple, le CNT en a beaucoup parlé au début du conflit, notamment sur Al Jazeera qui est très regardée en Libye. Ces accusations n'étaient pas fondées et ils ont constaté les conséquences de cette légende. Il devraient avoir le courage de retourner sur Al Jazeera et sur la nouvelle chaîne d'opposition libyenne pour démonter cette rumeur et condamner les violences. Mais ils ne le font pas, ce n'est pas une priorité pour eux...(...)...

On a parlé d'un bilan humain très lourd. Plusieurs milliers de personnes tuées par les forces loyalistes. 

Je suis arrivée fin février, ce n'était pas encore la guerre mais c'était le plus fort de la répression des manifestations. A Al-Baïda, une soixantaine de personnes sont mortes et à Benghazi, entre 100 et 110 personnes ont été tuées. C'est beaucoup, c'est grave mais ce ne sont pas les milliers de morts annoncés.

Les civils ont surtout payé un lourd tribu à Ajdabiyah, notamment quand ils essayaient de fuir les combats. A Misrata, c'était le pire : les roquettes pleuvaient sur la ville à la fin du mois d'avril. Des centaines de roquettes sont tombées sur les quartiers résidentiels. Des bombes à fragmentation ont été utilisées et éparpillées sur une zone habitée très étendue. Les forces pro-kadhafistes en ont utilisé dans le centre-ville de Misrata. Il y a aussi des mines antipersonnel aux abords d'Ajdabiyah et dans des quartiers résidentiels de Misrata.

Il y a également eu beaucoup d'enlèvements d'opposants au début du conflit et ça continue. Tous ne sont pas combattants. A Misrata, ce sont parfois tous les hommes d'une même famille qui ont été enlevés à leur domicile, même lorsqu'ils n'étaient pas impliqués dans les combats. On en recense plusieurs centaines. Leurs familles n'ont pas de nouvelles. Parfois, on en a vu réapparaître à la télévision libyenne, ils font des aveux forcés du type « j'étais drogué » ou « je suis membre d'Al Qaeda ».

Que peut faire la communauté internationale ?

La communauté internationale n'est pas en mesure d'exiger quelque chose de la part de Kadhafi – sur les disparitions par exemple – mais elle peut user de son influence auprès de l'opposition pour faire en sorte que les tortures et les violences cessent dès aujourd'hui. Même s'il ne s'agit pas d'une pratique généralisée, il faut faire quelque chose.
Lu sur Rue 89
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<![CDATA[libye : le colonel kadhafi était beaucoup trop bien préparé !!!]]>Wed, 15 Jun 2011 13:32:24 GMThttp://criseivoirienne.weebly.com/lybie/libye-le-colonel-kadhafi-tait-beaucoup-trop-bien-prparLe risque d'enlisement de l'OTAN inquiète la communauté internationale !!!
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Alors que l'OTAN a décidé le 1er juin de prolonger son intervention en Libye jusqu'à fin  septembre, le risque d'enlisement effraie de plus en plus les pays qui participent à l'opération militaire. Mardi, le commandant suprême allié pour la transformation de l'OTAN, le général français Stéphane Abrial, a estimé que la situation pourrait devenir "critique" si les opérations se prolongeaient.

Cette crainte a été écartée par la porte-parole de l'Alliance atlantique, Oana Lungescu, qui, en réponse, a assuré mardi que l'OTAN avait les "moyens nécessaires" pour mener à bien sa mission en Libye. "Il est clair que l'OTAN a les moyens pour maintenir la pression sur Kadhafi", a-t-elle ajouté lors d'une conférence de presse à Bruxelles, avant de reconnaître que l'opération "prend du temps". Une mise au point qui se veut rassurante, après que le secrétaire américain à la défense, Robert Gates a mis en garde vendredi les alliés occidentaux de l'OTAN sur leur manque d'investissements militaires et de volonté politique.

Les pays militairement impliqués dans l'opération s'interrogent sur une possible réorganisation stratégique. Mardi, le chef de la Royal Navy britannique, l'amiral Mark Stanhope, a averti que les priorités de la Grande-Bretagne en Libye devraient être repensées si l'opération lancée par l'OTAN durait plus de six mois. Les experts craignent que se répète l'exemple de la Norvège, qui a annoncé vendredi qu'elle mettrait fin à son engagement militaire en Libye à compter du 1er août.

Le chef d'état-major de la marine française, l'amiral Pierre-François Forissier, a pour sa part évoqué "un problème de ressources humaines". Si le porte-avions Charles-de-Gaulle "était engagé en Libye jusqu'à la fin 2011, il ne travaillerait plus du tout en opération en 2012", essentiellement pour des raisons de maintenance, a-t-il souligné. Pour la France, le coût des opérations est évalué à 1,2 million d'euros par jour, selon une source au ministère français de la défense.

Le président sud-africain, Jacob Zuma, a pour sa part estimé mardi que L'OTAN outrepasse les dispositions de la résolution 1973 des Nations unies et cherche à provoquer un changement de régime, dénonçant "des assassinats politiques et une occupation militaire étrangère".
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                              LES FINANCES DE KADHAFI ASSÉCHÉES ?

Citant Farhat Bengdara, l'ancien directeur de la Banque centrale libyenne qui a fait défection, Le Figaro affirme qu'"il ne restait au régime libyen que 500 millions de dollars en liquide fin février" soit 346 millions d'euros. Dans une interview accordée à l'agence de presse Bloomberg, l'ancien responsable libyen affirme qu'"il n'y a presque plus rien", ajoutant que la régime n'a "plus d'essence pour les chars". "C'est une question de semaines" avant que le régime ne s'écroule, a-t-il ajouté.

Le Fonds monétaire international estime cependant que le dirigeant libyen a toujours en réserve 143,8 tonnes d'or sous forme de lingots. Mais cette réserve d'argent est difficile à exploiter directement par Kadhafi, qui devrait le faire transiter par l'Afrique pour espérer le vendre.

L'argent tiré du pétrole, qui faisait toute la richesse de la Libye, avait été placé sur des comptes à l'étranger. Cet argent, estimé à environ 100 milliards d'euros, est désormais inaccessible pour le dirigeant libyen, et commence même à être redistribué aux rebelles. La France a ainsi annoncé qu'elle reversait 290 millions d'euros tirés des fonds libyens gelés au Conseil national de transition (CNT), l'organe politique des rebelles, et l'Italie a promis 400 millions d'euros.

                    LES REBELLES PROGRESSENT TROP DOUCEMENT

Sur le terrain, la situation évolue très peu. La rébellion a essuyé de grosses pertes dans les combats avec les forces régulières dans la zone de Brega. La progression des rebelles a été une nouvelle fois ralentie mardi par des bombardements de l'artillerie kadhafiste qui ont endommagé une raffinerie à Misrata, bastion des insurgés, et perturbé leurs ravitaillements en carburant. Les opposants à Mouammar Kadhafi ont gagné quelques kilomètres en direction de l'ouest lundi, atteignant les faubourgs de Zlitan, localité contrôlée par les forces loyalistes.

Les interventions humanitaires se poursuivent également. Mardi, un bateau parti de Misrata est arrivé  à Benghazi avec 222 migrants et trente blessés, d'après l'Organisation mondiale pour les migrations (OIM). Les passagers, qui viennent pour la plupart d'Afrique sub-saharienne, ont été évacués après la reprise des bombardements gouvernementaux dans la troisième ville de Libye. L'OIM, qui a effectué neuf rotations depuis la mi-avril, a jusqu'ici procédé à l'évacuation de 7 500 personnes. Le conflit a fait depuis le 15 février entre "10 000 et 15 000" morts et obligé près d'un million de personnes à prendre la fuite, selon l'ONU.

Les forces libyennes ont tiré plusieurs missiles Grad en territoire tunisien, près du poste-frontière de Dehiba, sans faire de dégâts, ont rapporté des témoins. Le dernier incident de ce type remontait au 17 mai, et le gouvernement tunisien avait alors menacé Tripoli de saisir le Conseil de sécurité des Nations unies.
Lu pour vous sur LE MONDE.
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<![CDATA[Libye : L'OTAN, cet instrument de chefs politiques mafieux !!!]]>Mon, 13 Jun 2011 19:59:25 GMThttp://criseivoirienne.weebly.com/lybie/libye-lotan-cet-instrument-de-chefs-politiques-mafieuxLibye : L'OTAN, cet instrument de chefs politiques mafieux!!
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C’est une histoire que CNN ne couvrira pas. Tard dans la nuit des coups à la porte dans la ville de Misurata. 
Des soldats armés sortent des jeunes femmes libyennes de leurs lits avec leurs armes. 
En embarquant les femmes et les adolescentes dans des camions, les soldats jettent ces femmes dans des séances de viols collectifs par des rebelles de l’OTAN – ou bien les violent devant leurs maris ou leurs pères. 
Quand des rebelles de l’OTAN finissent leur sport de viol, ils tranchent les gorges des femmes.Selon des rapports de réfugiés, les viols sont désormais des actes de guerre courants dans les villes tenues par les rebelles, et font partie d’une stratégie militaire organisée.
Joanna Moriarty, qui fait partie d’une délégation d’investigation internationale, visitant Tripoli cette semaine, rapporte également que des rebelles de l’OTAN sont passés de maisons en maisons à Misurata, demandant aux familles s’ils soutiennent l’OTAN. 
Si les familles répondent par la négative, elles sont tuées sur place. Si les familles disent qu’elles veulent rester au combat, les rebelles de l’OTAN prennent pour les terroriser une approche différente. 
Les portes « de maisons neutres » sont complètement obturées et soudées, rapporte Moriarty, prenant au piège les familles à l’intérieur. 
Dans des maisons libyennes, les fenêtres sont typiquement protégées par des barreaux. Ainsi quand les portes d’une maison sont soudées, les habitants libyens sont enfermés dans leurs propres maisons, où les forces de l’OTAN peuvent être sûres que des familles entières mourront lentement de faim.

Cela se passe quotidiennement. Ce ne sont pas des événements isolés. Et les soldats de Kadhafi ne sont pas responsables. En fait, des familles pro-Kadhafi et « neutres » sont la cible de ces attaques. 
Il est probable que l’OTAN ait essayé de tirer parti de ces évènements dans l’espoir de les imputer aux forces de Kadhafi. 
Ces attaques cependant commencent à avoir un effet contraire.
Flashback en Serbie
Ces événements sont sinistrement évocateurs du conflit de la Serbie dans les Balkans avec ses camps de viol tristement célèbres – sauf qu’aujourd’hui l’OTAN elle-même commet ces crimes de guerre – comme s’ils avaient appris de leurs ennemis la pire tactique de terreur qui soit.

Leurs actions seraient catégorisées comme crimes de guerre, comme celles du leader serbe, Slobodan Milosevic, sauf que l’OTAN ne se permettra pas de faire face à l’accusation. Pour l’OTAN, les lois internationales semblent être réservées à l’adversaire.

L’OTAN a tort. Tant que les gouvernements de l’OTAN fournissent le financement, les fusils d’assaut, l’entrainement et la formation militaire, les conseillers au sol, les véhicules de soutien et l’aviation, ils sont entièrement responsables des actions de leurs soldats dans la zone de guerre. Les rebelles de Libye ne sont pas une force de combat en guenille non plus. Grâce aux largesses de l’OTAN, financées par les contribuables étatsuniens et européens, ils sont entièrement parés d’uniformes militaires, défilant dans les rues avec des véhicules militaires pour que tout le monde puisse les voir.
Et on les voit vraiment. À Washington, le Congrès se plait à prétendre que l’Amérique ne s’est pas impliquée dans les réalités quotidiennes de la planification militaire. Cependant les réfugiés ont observé des soldats étatsuniens, britanniques, français et israéliens à proximité des soldats rebelles attaquant des civils.

« Les parties de viol » sont les exemples les plus obscènes de la perte de contrôle moral de l’OTAN. Un père en pleurs a dit à la délégation d’investigation comment il y a environ deux semaines des rebelles de l’OTAN avaient ciblé sept ménages distincts, enlevant une fille vierge dans chaque famille pro-Kadhafi. Les rebelles étaient payés pour chaque fille enlevée, de même qu’ils sont payés pour chaque soldat libyen qu’ils tuent – comme des soldats mercenaires. Ils ont embarqué les filles dans des camions et les ont emmenées dans un bâtiment où elles ont été enfermées dans des pièces séparées.

Les soldats de l’OTAN ont continué à boire de l’alcool, et à se saouler. Alors le leader leur a dit d’aller violer les filles vierges selon le mode du viol collectif. Quand ils eurent fini de violer les filles, le leader de l’OTAN leur a dit de trancher les seins des filles vivantes et de les lui apporter. Ils l’ont fait alors que les filles étaient vivantes et hurlant de douleur. Toutes les filles sont mortes de mort affreuse. Alors leurs seins coupés ont été emmenés sur une place locale et ont été mise en place pour orthographier le mot « putain ».

Le père affligé a parlé lors d’une convention d’ouvriers, suivie par la délégation d’enquête internationale. Il pleurait ouvertement, comme chacun d’entre nous le ferait. Les délits de l’OTAN en Libye sont aussi épouvantables et impardonnables que la castration de la Syrie et la mutilation du garçon de 13 ans qui a choqué le monde.

Pourtant dès que l’OTAN s’avère être en position de culpabilité coupable, les média occidentaux regardent avec dégoût dans la direction opposée. Nous pouvons voir que l’OTAN est devenue le voyou en Libye. Et le peuple libyen lui-même considère cela comme impardonnable. (...)..
Pourtant malgré toute sa puissance de feu et ses avantages tactiques, l’OTAN semble être en train de perdre. Selon la délégation d’enquête aujourd’hui, beaucoup de rebelles ont quitté) Misurata et sont repartis en bateau pour Benghazi. La majeure partie du centre de Misurata est maintenant libre et sous contrôle militaire central. Le peuple libyen a abattu deux hélicoptères de combat près de la ville de Zlitan. Et bien qu’Al Jazeera ait montré toute une histoire sur un soulèvement majeur contre Kadhafi à Tripoli, une des femmes d’un leader tribal vit dans la rue qui aurait supposément été au centre de la manifestation et aurait déclaré qu’elle n’a vu aucune foule depuis sa fenêtre. Et il n’y a pas de bus à Tripoli comme ceux qui ont été décrits dans la vidéo d’Al Jazeera.

On doit se demander : quel genre de société l’OTAN pense-t-elle créer si Kadhafi peut en fait être expulsé, ce qui semble très peu probable ? Washington et Londres n’ont-ils rien appris de leur échec en Irak ? La cruauté et la dégradation des forces de l’OTAN alimentent déjà des haines profondes qui continueront pour la génération suivante.

Qui pourrait être fier de tels « alliés » ? Sûrement pas le peuple libyen.
Susan Lindauer
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<![CDATA[Guerre libye : le silence qui en dit long !!!]]>Sat, 11 Jun 2011 20:51:07 GMThttp://criseivoirienne.weebly.com/lybie/guerre-libye-le-silence-qui-en-dit-longlibye : le silence attourdissant !!!
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A présent nous allons envoyer des Apaches pour bombarder les civils libyens.
Une escalade de plus dans une guerre sanglante de l’OTAN de plus.
Ou, comme l’a dit le Colonel Jason Etherington, « ce n’est qu’un élément de plus dans le jeu ».

La totalité des médias suivent la ligne officielle.
Il s’agit d’une guerre pour protéger les civils. Il s’agit d’une guerre pour forcer Kadhafi à partir.
Comme si les gouvernement occidentaux, avec leur brillant historique de violations des droits de l’homme à travers le monde, avaient la moindre autorité morale pour porter un jugement sur le gouvernement Libyen.
La rhétorique d’Etherington révèle la minable vérité, cette guerre n’est qu’un jeu pour nous, un « jeu » qui mérite d’être élargi.

Même Al Jazeera raconte la même histoire de « rebelles » qui capturent des villes les unes après les autres.
Mais la chaine ne diffuse pas d’images de Tripoli, la capitale, où, à l’exception des bombardements de l’OTAN, les gens continuent de vivre leurs vies.
Et on ne montre jamais les images des crimes commis par cette soi-disant brigade « rebelle » qui a violemment attaqué les Libyens et Africains noirs dans l’est du pays, en les qualifiant de « mercenaires africains », embauchés par Kadhafi, même si tous les Libyens sont en fait des Africains.
Rien de tout ça n’est raconté, parce que ça ne cadre pas avec la version officielle.
Les merveilleux dirigeants rebelles, dont beaucoup travaillaient pour Kadhafi il y a encore quelques mois, sont nos alliés. Kadhafi, le méchant utile, est notre ennemi juré.

Mais pourquoi un tel silence ?
Contrairement à l’Afghanistan et à l’Irak, qui ont provoqué d’énormes protestations à travers le monde, les réactions devant la Libye ont été relativement faibles.
On nous a vendu une fausse prémisse et, comme dirait Noam Chomsky, nous avons permis la fabrication de notre consentement.

Après le rideau de fumée initial qui a bien fonctionné, le gouvernement britannique, entre autres, n’a plus besoin de cacher ses véritables objectifs.
Même s’il n’en a jamais vraiment eu besoin. « Nous n’allons pas établir une échéance, » dit William Hagie. Bien sûr que non, car l’impérialisme ne connait aucune limite lorsqu’il s’agit de faire la guerre.

J’ai toujours été frappée par les gens qui réagissent de façon hystérique lorsqu’il s’agit d’une guerre où notre pays est impliquée.
Si vous faites remarquer la réalité de la situation, ils vous accuseront d’être indifférent au sort des civils libyens, ou de soutenir une dictature. En réalité, c’est notre gouvernement qui a pour habitude de soutenir les dictatures, et c’est notre gouvernement qui est en train de bombarder des civils libyens.
Comme l’a écrit cette semaine Frank Netter dans son blog « Straight Talk », « Chacun d’entre nous qui paie des impôts accepte tacitement et indirectement le financement des bombes qui sont actuellement employées pour tuer des Afghans et des Libyens. Pour citer Sartre, "vous n’êtes pas merveilleux, vous êtes des assassins" ».

Cela n’a rien à avoir avec la protection des civils, et tout à voir avec le rétablissement d’une domination militaire et économique en perte de vitesse dans la région.
Lorsqu’on examine la liste des rares pays dans le monde où aucune base militaire US n’est implantée, il devient beaucoup plus clair qui sont nos « ennemis » et pourquoi on nous les présente comme tels.

Jody McIntyre
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<![CDATA[libye : et maintenant, "ils" financent la rébellion Libyenne en plein jour !!]]>Fri, 10 Jun 2011 14:25:19 GMThttp://criseivoirienne.weebly.com/lybie/libye-et-maintenant-ils-financent-la-rbellion-libyenne-en-plein-jourLibye: La rébellion reçoit une aide financière de la communauté internationale
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Les Occidentaux et plusieurs pays arabes se sont engagés à fournir plus d’1 milliard de dollars de financement lors d’une réunion du Groupe de contact sur la Libye à Abou Dhabi aux Emirats arabes unis. Sur place, le président sénégalais Abdoulaye Wade s’est rendu à Benghazi pour réclamer le départ de Mouammar Kadhafi.

C’est une victoire diplomatique et financière de taille arrachée par les rebelles libyens lors de la réunion du Groupe de contact jeudi soir aux Émirats arabes unis. 
Après avoir reçu le label "d’interlocuteur légitime"par plusieurs puissances mondiales, dont la France et les États-Unis, les opposants au régime de Mouammar Kadhafi vont pouvoir bénéficier d’une importante manne financière pour "préparer l’inévitable : la Libye de l’après-Kadhafi", a expliqué la chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton.

Le groupe de contact a finalisé le mécanisme permettant au Conseil national de transition (CNT) de recevoir des fonds, provenant notamment d’avoirs bloqués du régime libyen à l’étranger. _ L’Italie a annoncé une aide directe de 300 à 400 millions d’euros124 millions d’euros pour le Koweït

De son côté, le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé a annoncé pour sa part que Paris débloquerait environ 290 millions d’euros appartenant à la Banque centrale libyenne et qui avaient été gelés dans le cadre des sanctions financières contre le régime. 
En tout, le Conseil national de transition libyen peut compter sur plus d’1 milliard de dollars de promesse de don. 
Autre source de financement, les rebelles ont annoncé une reprise prochaine de la production de pétrole, jusqu’à100.000 barils par jour de brut.

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Wade trahi une fois de plus les siens...

"Je te regarde maintenant dans les yeux, il faut arrêter les dégâts" Et pendant que les puissances mondiales discutaient gros sous, les rebelles ont reçu un visiteur de marque dans leur fief de Benghazi : le chef d’Etat sénégalais. Abdoulaye Wade qui s’est adressé directement à Mouammar Kadhafi. 
"Tu es arrivé au pouvoir par un coup d’Etat il y a plus de 40 ans, tu n’as jamais fait d’élection, tu as prétendu parler au nom du peuple. Tout le monde sait que c’est une dictature que tu as établie (...). Je te regarde maintenant dans les yeux, il faut arrêter les dégâts", a déclaré le président sénégalais. 


De l’autre côté du pays, à Tripoli, l’Otan continue ses bombardements intensifs. 

Depuis le début de la semaine, les forces alliées mènent leurs frappes les plus intenses depuis le lancement de leurs opérations le 19 mars dernier

Selon le régime, les bombes de l’Otan auraient fait 31 victimes.
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<![CDATA[Libye : Aicha kadhafi porte plainte contre l'OTAN pour "crimes de guerre" !]]>Wed, 08 Jun 2011 17:09:44 GMThttp://criseivoirienne.weebly.com/lybie/libye-aicha-kadhafi-porte-plainte-contre-lotan-pour-crimes-de-guerreAicha kadhafi porte plainte contre l'OTAN pour "crimes de guerre" !!
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Aïcha Kadhafi, fille du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, a porté plainte mardi devant la justice belge pour “crimes de guerre” contre l’Otan, ont annoncé ses avocats qui vont par ailleurs tenter de faire annuler le gel des avoirs du régime libyen, décidé par l’UE.

“La décision de l’Otan de prendre pour cible une habitation civile à Tripoli constitue un crime de guerre”, a déclaré à l’AFP l’un de ces avocats, le Français Luc Brossollet, peu après avoir déposé la plainte au nom d’Aïcha Kadhafi au parquet de Bruxelles et au parquet fédéral belge.

La plainte concerne un raid de l’Alliance atlantique du 30 avril au cours duquel, selon Tripoli, le plus jeune fils du colonel Kadhafi, Seif al-Arab, 29 ans, et trois des petits-enfants du dirigeant libyen, Seif (2 ans), Carthage (2 ans) et Mastoura (4 mois), ainsi que des amis et des voisins, ont été tués.
La résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU autorise l’Otan à agir militairement pour protéger les populations libyennes, mais “même en cas de guerre, "il ne faut pas s’en prendre aux civils”, souligne un autre avocat de la fille de Mouammar Kadhafi, Jean-Charles Tchikaya.

“Or, en l’espèce, la cible était une construction civile, habitée par des civils (. . . ) et n’était ni un poste de commandement ni de contrôle militaire” du régime libyen, dit le texte de la plainte qu’a pu consulter l’AFP.

“Mme Aïcha Kadhafi, en sa qualité de mère (de Mastoura), de tante (de Seif et de Carthage) et de soeur (de Seif al-Arab), a subi un préjudice considérable, incontestablement liés aux faits dénoncés”, ajoute le texte.
Pour les avocats, les responsables de l’Otan planifient avec un tel soin leurs opérations qu’il n’est pas permis de parler de “bavure” et qu’il faut bien qualifier ce raid d’acte délibéré constituant un “crime de guerre”.

Techniquement, la plainte a été déposée “contre X”, mais elle vise bien l’Otan dont le siège est à Bruxelles, ce qui selon les avocats rend compétentes les juridictions belges.
Selon la loi belge dite de “compétence universelle”, les tribunaux du royaume peuvent poursuivre les auteurs présumés de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de génocide s’il existe un “lien de rattachement” avec la Belgique, ce qui serait le cas puisque les décisions importantes de l’Otan sont prises à Bruxelles.

Les parquets saisis doivent à présent décider s’il y a suffisamment d’éléments pour entendre des responsables de l’Otan ou “toute personne qui pourrait être impliquée” dans la chaîne de commandement, ont souligné Me Brossollet et Tchikaya.
Les deux avocats ont en outre indiqué avoir également été mandatés pour “introduire un recours en annulation” devant la Cour de justice européenne à Luxembourg afin de faire casser la décision des ministres de l’UE de geler les avoirs du régime libyen. Ce recours devrait être introduit “jeudi ou vendredi”, selon Me Tchikaya.

L’UE a décrété fin février le gel de ces avoirs libyens et l’interdiction de visas à l’encontre du colonel Kadhafi, de son entourage et de sociétés soupçonnées de financer son régime. Elle a étendu mardi le gel des avoirs à six autorités portuaires, dont Tripoli et Brega.

Jeune Afrique.

Libye : l’Otan pilonne Tripoli, Kadhafi reste stoïque

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Les avions de l’Otan ont frappé mardi par vagues régulières des cibles à Tripoli, qui n’avait jamais subi de bombardements d’une telle intensité depuis le début des raids occidentaux contre le régime du colonel Kadhafi, en mars. Ces bombardements intenses en plein jour ont commencé lundi. Jusque-là, les frappes aériennes sur la capitale étaient sporadiques et généralement menées de nuit. Le porte-parole du gouvernement libyen a parlé dans la soirée d’un total de 60 frappes aériennes de l’Otan mardi contre la capitale libyenne, où elles auraient fait au moins 31 morts. Le colonel Kadhafi, qui n’est pas apparu en public depuis une semaine, a confirmé dans un enregistrement audio diffusé aujourd’hui par la télévision libyenne qu’il entendait rester à Tripoli « mort ou vif ». « Nous ne nous rendrons pas. Le martyre est un million de fois préférable. »

Mouammar Kadhafi a affirmé mardi qu’il ne se soumettrait pas, alors que l’Otan a mené ses raids les plus violents sur Tripoli faisant 31 morts et que le président américain Barack Obama a prévenu que la pression allait s’intensifier jusqu’au départ du dirigeant libyen. ..(...)... « Malgré les bombardements, nous nous soumettrons jamais », a déclaré le colonel Kadhafi, dans un message audio diffusé par la télévision libyenne le jour où l’Otan a mené ses raids les plus violents sur Tripoli depuis le début des opérations internationales le 19 mars. « Je suis à proximité des bombardements mais je résiste toujours », a-t-il assuré, appelant « le peuple à résister ». ..(...)...Selon le porte-parole du régime, Moussa Ibrahim, « l’Otan a mené une attaque haineuse sur Tripoli qu’il a frappé avec plus de soixante bombes ». Il a ajouté au cours d’une conférence de presse que ces raids avaient fait 31 morts et « des dizaines de blessés ». Ces bombardements ont visé la résidence du colonel Kadhafi dans le centre de Tripoli, la banlieue de Tajoura (est), ainsi que la route de l’aéroport au sud de la capitale, a-t-il précisé. Dans le vaste complexe résidentiel du dirigeant libyen, régulièrement visé par les avions de l’Otan, il ne reste désormais presque que des gravats et des ruines fumantes...(...)....

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<![CDATA[Libye : résoudre ce conflit en famille et sans quelques appétits voraces étrangers!!]]>Thu, 02 Jun 2011 10:48:48 GMThttp://criseivoirienne.weebly.com/lybie/libye-rsoudre-ce-conflit-en-famille-et-sans-quelques-apptits-voraces-trangersLibye : résoudre ce conflit en famille et sans quelques appétits voraces étrangers!!
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Jacob Zuma
Le Colonel Mouammar Kadhafi est "prêt à mettre en application la feuille de route de l'Union africaine" (UA) pour mettre fin à la crise libyenne, a annoncé le président sud-africain, Jacob Zuma, à l'issue d'une brève visite en Libye. 

"Le colonel Kadhafi est prêt à mettre en oeuvre la feuille de route de l'UA, à commencer par le cessez-le-feu qui doit inclure toutes les parties et comprendre l'arrêt des bombardements de l'Otan", a déclaré M. Zuma aux télévisions libyenne et sud-africaine. 

M. Zuma a indiqué avoir eu une "discussion détaillée" avec le dirigeant libyen qui a demandé qu'on "donne l'opportunité aux libyens de discuter entre-eux" et de trouver une solution à la crise qui secoue le pays depuis mi-février. 

Plus tôt, dans une déclaration à la télévision sud-africaine, M. Zuma avait estimé que les raids aériens de l'OTAN sapent la médiation africaine en cours en faveur de la paix en Libye. 

L'UA avait proposé une "feuille de route" pour mettre fin au conflit, qui a été acceptée par le régime mais rejetée par le Conseil national de transition (CNT). 

La médiation de l'UA prévoit notamment un cessez-le-feu et l'instauration d'une période de transition conduisant à des élections démocratiques. 
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Le journal britannique, "Guardian", a fait part de la violation de la résolution 1973 du Conseil de sécurité et de la présence de forces spéciales de l’armée britannique sur le territoire libyen soutenues financièrement, par certains pays arabes. 
Les anciens soldats des forces spéciales de l’armée britannique appelées "SIS" et les forces de sécurité de compagnies sécuritaires privées arabes sont déployées aux alentours de Misrata. Selon ce rapport, ces soldats qui ont été déployés en coordination avec la Grande-Bretagne, la France et les autres pays de l’OTAN, sont dotés d’équipements de communications sophistiqués pour assurer la transmission de leurs informations aux forces de l’OTAN. Le journal "Guardian" a ajouté que le ministre britannique de la Défense prétendait qu’aucune force militaire terrestre étrangère n’était présente en Libye et que seulement, 10 conseillers militaires britanniques coopéraient avec les opposants à Kadhafi en matière d’informations de préparatifs d’expéditions et de communications. Dans le même temps, les forces de l’OTAN sont accusées de vouloir prolonger la guerre en Libye avec en corollaire, la poursuite de la présence militaire dans ce pays pétrolifère. Selon ce quotidien, les frais de la présence des forces spéciales administrées par les compagnies sécuritaires privées sont semble-t-il, à la charge des pays arabes notamment, le Qatar. 

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L’Otan (Organisation du Traité de l’Atlantique nord) ne veut pas de solution pacifique au conflit en cours en Libye mais n’est pas prête pour le dire officiellement. Normal quand les Français qui sont à l’origine de la croisade anti-Kadhafi ont commencé, depuis deux semaines, à déployer des troupes auprès des rebelles de l’ex Cnt (Conseil national de la transition) ; sous le sceau d’un repositionnement stratégique de leurs forces intervenant dans le cadre de l’Opération anti-Kadhafi. Jusqu’à l’éviction du pouvoir de Mouammar Kadhafi, personne ne comprendra réellement l’origine profonde de l’inimitié que portent subitement MM. Sarkozy et Obama contre le Guide libyen.

Car voici près de trois mois que Bachar El Assad piétine, au vu et au su de tout le monde entier, les droits humains élémentaires en Syrie. En éliminant ses compatriotes comme des mouches. Washington et Paris ne se sont fendues dans ce cas que de simples déclarations. Accompagnées de sanctions personnalisées qui ont à peine égratigné les caciques du régime de Damas. Si la vie des Libyens est chère aux présidents américain et français, toutes les voies non armées de résolution des différends dans ce vaste Etat doivent être privilégiées. Pour ce faire, les puissances coalisées doivent mettre M. Kadhafi à l’épreuve, en lui offrant un court sursis de respect des termes du « cessez-le-feu » qu’il appelle de ses vœux. Une accalmie des armes lourdes en Libye qui devrait baliser la route à l’organisation d’élections libres.

Kadhafi n’est pas souvent sérieux mais reste un Homme

Lorsqu’on regarde dans le rétroviseur l’histoire politique de la Libye, il n’est pas du tout aisé de faire confiance au numéro un de ce pays pour organiser des scrutins démocratiques. Cependant, c’est la solution tangible qui se présente dans le cas d’espèce. Avec les armes et les bombardements de l’Otan sur la tempe, le dirigeant libyen est bien obligé de suivre la voie de la démocratie si on lui en donne l’occasion.

Avec ou sans Kadhafi, la République socialiste libyenne a connu des mutations à telle enseigne que ses habitants ne se laisseront plus opprimer. Embrayer coûte que coûte sur un départ de Mouammar Kadhafi en brandissant la mort de 10.000 de ses compatriotes, c’est mal cacher les appétits voraces de Washington et de Paris au sujet des énormes ressources pétrolières de la Libye. La Russie a vite compris le jeu de ses concurrents français et américains. Inéluctablement, les Chinois, en tant qu’autre grand du monde contemporain, vont se mettre à cette danse dans les jours à venir. Pour préparer eux aussi l’après-Kadhafi.

Il y a péril en la demeure dans la région de Ciudad Juarez (au Mexique), au nez et à la barbe des Yankees. Plus de 2.000 homicides ont été commis par des bandits d’une autre époque et sauvages l’année dernière, en se livrant à des trafics de tout genre ! Ce drame contemporain et humain n’attire aucunement la Maison Blanche !! Dans le même sens, le président Saleh continue des massacres au Yémen. La France qui veut jouer un nouveau rôle dans le monde arabe a là de la matière. Mais elle reste inactive. Non, les Libyens n’ont pas besoin d’offrir leurs corps à des champs d’expérimentation des armes de l’Occident. L'Unité africaine, reste la seule à même d’écourter la nouvelle humiliation infligée au continent noir via la Libye…

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<![CDATA[Eternels jeux de dupes : la Russie, une fois de plus, finit par se rallier au couple Sarko-bama !!!]]>Sat, 28 May 2011 20:46:13 GMThttp://criseivoirienne.weebly.com/lybie/eternels-jeux-de-dupes-la-russie-une-fois-de-plus-finit-par-se-rallier-au-couple-sarko-bamaeternels jeux de dupes : la Russie, une fois de plus, finit par se rallier au couple SarkO-bama !!!
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La Russie s’est, lors du sommet du G8 à Deauville, ralliée aux pays de l’Otan pour réclamer le départ du président Kadhafi. Entre-temps on redoute une déstabilisation de la région du Sahel.

Le conflit en Libye a connu hier vendredi un développement politique majeur, avec la décision de la Russie de lâcher Mouammar Kadhafi, et pourrait entrer dans «une nouvelle phase» militaire avec le déploiement d’hélicoptères d’attaque britanniques au côté des français.

Sur le terrain, le régime libyen ne semblait pourtant prêt à aucune concession, a fait savoir l’AFP. L’Otan l’a accusé d’avoir posé «un champ de mines» autour de Misrata, une ville que Kadhafi cherche à reprendre.
Ahmed Omar Bani, porte-parole militaire de la rébellion à Benghazi (est), a affirmé que les forces de Kadhafi avaient posé les mines juste avant de partir «quand elles ont senti qu’elles perdaient», mi-mai.

L’objectif des forces de Kadhafi est «d’empêcher la population de circuler» et de «reprendre la ville», a déclaré le commandant en chef de l’opération de l’Alliance atlantique, le général Charles Bouchard.
Mais vendredi, c’est loin du front que le sort de Mouammar Kadhafi a été débattu et que le conflit a peut-être pris un tour nouveau.

A Deauville (nord-ouest de la France), où se tenait un sommet du G8, le dirigeant libyen a perdu un allié de poids, la Russie de Dmitri Medvedev qui s’est alignée sur la position des Occidentaux pour réclamer son départ.

DESTABILISATION REGIONALE

«Le monde ne le (Mouammar Kadhafi) considère plus comme le leader libyen», a déclaré le président russe.

Moscou acceptait de signer une déclaration finale du G8 affirmant que Kadhafi avait «perdu toute légitimité». «Il n’a pas d’avenir dans une Libye libre et démocratique. Il doit partir.»
Le président russe Dmitri Medvedev a, par ailleurs, confirmé avoir offert à ses partenaires du G8 sa «médiation» dans le conflit libyen et annoncé l’envoi immédiat d’un émissaire à Benghazi, fief de la rébellion libyenne.

En dépit de cette mobilisation contre Mouammar Kadhafi, les pays du Sahel craignent la déstabilisation régionale.

Le président nigérien Mahamadou Issoufou a, selon l’AFP, dit sa crainte que la Libye se «somalise» et ne «déstabilise» toute la région du Sahel, à la veille de son arrivée à Deauville (nord-ouest) et prévenu qu’il porterait ce débat vendredi au G8. Cette crainte est légitime parce que le guide libyen va, certes partir, mais il vendra sa tête très cher.
PEK

Sarkozy et Obama déterminés à "finir le travail" en Libye

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Les présidents français et américain ont eu un entretien privé en marge du G8 à Deauville.
Les États-Unis et la France sont déterminés à "finir le travail" en Libye et à obtenir le départ du pouvoir de Muammar Kadhafi, ont déclaré vendredi à Deauville Barack Obama et Nicolas Sarkozy. Les présidents américain et français, qui ont eu un entretien bilatéral en marge du sommet du G8, sont aussi convenus de coordonner leurs efforts pour relancer le processus de paix au Proche-Orient, aujourd'hui en panne. La France et les États-Unis mènent avec le Royaume-Uni la coalition internationale qui soutient les insurgés libyens par des frappes aériennes contre les forces de Muammar Kadhafi. Nicolas Sarkozy, jeudi, Barack Obama, vendredi, ont estimé que la situation progressait en faveur de l'opposition libyenne. Mais "nous sommes convenus que la réalisation du mandat de l'ONU portant sur la protection des civils libyens ne pourra pas être accomplie tant que Kadhafi dirige ses forces (...) contre les populations civiles sans protection", a ajouté le président américain. "Nous sommes déterminés à finir ce travail."

Le président français a pour sa part réaffirmé, lors de cette apparition conjointe devant la presse, que Muammar Kadhafi devait quitter le pouvoir qu'il occupe depuis 1969 et que les Libyens avaient droit à "un avenir démocratique". Dans sa déclaration finale, le sommet du G8 déclare que le dirigeant libyen n'a pas d'avenir dans une Libye libre et démocratique et doit partir. Barack Obama a par ailleurs dit être convenu avec Nicolas Sarkozy que les "printemps arabes" rendaient plus urgente encore la poursuite de la recherche de la paix entre Israéliens et Palestiniens. "Nous sommes convenus de lancer une coordination étroite pour faire en sorte que les parties puissent se réunir autour de la table des négociations, afin de créer un État palestinien souverain et un État israélien en sécurité qui vivent côte à côte", a ajouté le président américain.

À un an de l'élection présidentielle de 2012, Nicolas Sarkozy, qui sera selon toute vraisemblance candidat à sa propre succession, n'a pu qu'apprécier les compliments de Barack Obama à son égard, face aux caméras de télévision du monde entier. "Je souhaite remercier le président Sarkozy pour le leadership dont il a fait preuve sur la scène internationale au cours des dernières années", a dit le président américain. "La France est notre plus ancien allié et continue d'être un de nos alliés les plus proches." 

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<![CDATA[Guerre libye : et à présent, ou allons-nous ???]]>Thu, 26 May 2011 18:26:13 GMThttp://criseivoirienne.weebly.com/lybie/guerre-libye-et-prsent-ou-allons-nousLibye : Et à présent, ou allons-nous ???
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Depuis que les États-Unis et l’Otan appuient de tout leur poids sur la balance, l’équilibre des pouvoirs en Libye semble pencher inéluctablement vers les forces rebelles. Mauvaise nouvelle pour la famille Kadhafi, même si l’absence d’alternative séduisante au combat rend une reddition pure et simple fort peu probable.

Cette issue n’est pas si surprenante que cela, étant donné que l’armée libyenne n’a jamais été une force de frappe de première classe et qu’elle allait avoir du mal à affronter les forces rebelles une fois ces dernières soutenues par d’importants renforts extérieurs. Le danger cependant est que les forces rebelles soient incapables d’étendre leur contrôle sur tout le pays sans de nombreux autres combats, notamment sans mener le genre d’horrible guérilla urbaine susceptible de coûter la vie à de nombreux civils.

L'intervention en vaut-elle la chandelle?En bref, comme pour l’invasion de l’Irak, la question n’est pas de savoir si l’Occident pourra au final effectuer un «changement de régime». Il s’agit plutôt de se demander si c’est dans notre intérêt de le faire, et si les bénéfices sont supérieurs aux coûts. 
Dans le cas de l’Irak, il saute aux yeux de quiconque n’est pas un néoconservateur radical ou un indéfectible fidèle de Bush que les bénéfices (discutables) de cette invasion n’en valaient pas une aussi coûteuse chandelle. 
Il n’y avait pas d’armes de destruction massive, ni de lien entre Saddam Hussein et al-Qaida, et la guerre a coûté plus de mille milliards de dollars (sans doute même bien davantage). Des dizaines de milliers de personnes sont mortes (notamment quelque 4.500 Américains), et des millions de réfugiés ont dû fuir leurs foyers. Et tout cela pour quoi? Principalement pour une amélioration significative de l’influence et de la position stratégique de l’Iran.

Dans le cas de la Libye, même question de base. Pratiquement personne ne pense que la famille Kadhafi mérite de gouverner la Libye, et son départ sera peu, voire pas du tout regretté. 
Mais en imaginant une victoire des rebelles, les bénéfices du changement de régime en vaudront-ils les coûts? 
Le secrétaire à la Défense américain Robert Gates a annoncé que la guerre avait coûté aux États-Unis environ 750 millions de dollars (529 millions d’euros) jusqu’à présent, ce qui n’est pas une somme énorme à l’échelle du département de la Défense mais pas exactement insignifiante non plus à l’heure de la rigueur budgétaire.

Le plus dérangeant est ce que cela coûte à la Libye elle-même: l’Otan et les États-Unis sont intervenus pour éviter une éventuelle «catastrophe humanitaire» (qui aurait pu se produire, ou pas, et dont on ne peut que deviner l’ampleur); ce que nous avons eu à la place est une méchante petite guerre civile dans laquelle des milliers de personnes ont sans doute déjà péri (et les combats ne sont pas terminés). 
Alors nous pouvons nous attendre à des débats animés sur la pertinence de cette intervention, entre ses défenseurs, selon qui nous avons évité un bain de sang plus grave encore, et les sceptiques rétorquant que le risque de génocide n’a jamais existé, ni les meurtres de masse délibérés d’ailleurs, et que notre décision d’intervenir a en réalité aggravé la situation.

En attendant, l’administration Obama est sur le point d’arriver à la date limite de 60 jours imposée par le War Powers Act, et par conséquent elle rassemble un bon paquet de juristes malins pour trouver un moyen de continuer la guerre. 
Voici une suggestion radicale: pourquoi ne pas tout simplement demander l’autorisation au Congrès? Une telle démarche s’inscrirait dans la logique de la Constitution américaine —et d’ailleurs Obama l’avait lui-même souligné avant de devenir président. Comme il l’a confié au Boston Globeen 2007:

«Selon la Constitution, le président ne peut permettre unilatéralement une attaque militaire si la situation ne demande pas d’arrêter une menace réelle ou imminente à la nation.»

Et si l’intérêt de cette guerre est si évident et si clairement vital, sûrement les habiles avocats de l’administration Obama n’auront aucun mal à convaincre le Congrès de continuer.

Le danger d'une insurrection à l'irakienneDans le même temps, les États-Unis et l’Otan feraient bien de réfléchir à deux fois à ce qu’ils feront si et quand Kadhafi tombera. 
Comme nous le voyons aujourd’hui dans d’autres contextes (en Égypte par exemple), une révolution est généralement chaotique, imprévisible et violente, et engendre moult opportunités de mal faire.

Ces dangers sont particulièrement menaçants en Libye, en bonne partie à cause de l’absence d’institutions politiques efficaces et de la probabilité que certains de ceux que nous soutenons aujourd’hui voudront remettre les pendules à l’heure avec les loyalistes. 
Et cette possibilité signifie qu’il existe aussi un risque que naisse le même genre d’insurrection loyaliste que celle qui a surgi en Irak, éventuellement enracinée dans des divisions tribales anciennes.

Par conséquent, si les interventionnistes libéraux qui nous ont entraînés dans cette guerre veulent prouver, rétroactivement, que leur décision était la bonne, ils feraient mieux d’avoir un plan qui assure que la transition politique en Libye se passera mieux qu’en Irak. 
Et vous savez ce que cela signifie? Nous allons y rester bien plus longtemps que vous ne le pensez, et cela nous coûtera bien plus cher qu’on pourrait l’espérer. 
Mais bon, pas de quoi se faire du souci. Ce n’est pas comme si nous avions d’autres problèmes à régler (ou à financer), non plus.

Stephen M. Walt

Traduit par Bérengère Viennot
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