<![CDATA[Afrique Actualités - burkina]]>Sun, 28 Feb 2016 20:00:20 -0800Weebly<![CDATA[Burkina Faso : arrestation du DG de la douane, une prise à problèmes multiples]]>Wed, 11 Jan 2012 03:39:36 GMThttp://criseivoirienne.weebly.com/burkina/burkina-faso-arrestation-du-dg-de-la-douane-une-prise-problmes-multiplesBurkina Faso : arrestation du DG de la douane, une prise à problèmes multiples
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PAR SAN FINNA.  Le dimanche 1er janvier 2012, Ousmane Guiro, directeur général des Douanes du Burkina, est tombé dans les filets de la justice pour une affaire trouble portant sur un milliard neuf cent millions retrouvés dans sa chambre.

Voilà un problème dont on se serait bien passé en ce début d’année.  L’arrestation du DG de la douane et qui plus est, dans ces conditions scabreuses, est de nature à réchauffer un certain mécontentement populaire avec des risques d’exploitation patents.

Il faut se rappeler qu’en 2008, en plus de scandales tels que l’affaire de Kossouka, portant sur un assassinat présumé, le DG des Douanes était lui-même impliqué dans une affaire qui était un exemple visible et audible d’exception judiciaire par le fait du prince. En effet, cette année-là, il était conduit à la Maco et immédiatement libéré dans un dossier de fausses déclarations présumées d’exonération douanière d’un montant estimé à 398 millions (« Le DG de la Douane échappe de justesse à la Maco », San Finna Numéro 446 du 14-20 Janvier 2008). Cette affaire avait fait grand bruit et l’opinion s’en était vivement émue, estimant qu’il n’avait eu droit à ce traitement de faveur qu’en raison de ses bras longs et de ses couvertures haut-placées.

Aujourd’hui, tout ce beau monde pourra, avec cette arrestation, trouver à réveiller des critiques avec cette circonstance qu’ils ne manqueront pas de souligner expliquant que si les premières infractions avaient été réprimées, on n’en serait pas là à présent avec cette colossale somme qui s’apprêtait, dit-on, à prendre les frontières.

Une réflexion en appelant une autre, on ne manquera pas de poser la nécessaire question de la remontée de cette chaine de responsabilité pénale. Travaillait-il es-nom ou es-qualité ? Le Burkina a trouvé de quoi alimenter encore les medias, les imaginations, les garrottes. Pourvu que l’appel d’air n’atteigne pas le macadam.

Devant pareille situation, on peut craindre que le pouvoir se réfugie dans sa technique habituelle : faire le mort, laisser le soin au temps de tuer la bête. Mais c’est oublier que cette stratégie a fait long feu et que ce que nombre de Burkinabè attendent aujourd’hui, c’est l’étincelle « providentielle » pour mettre le feu aux poudres.

Il faut espérer que la sagesse gagne en force et avec elle le souci de renouvellement des méthodes de gouvernance.  Comme le disait le Chef de l’Etat lors de son discours de fin d’année, les « enjeux du professionnalisme et de l’éthique, de l’excellence et de l’intégrité, [sont des] vecteurs essentiels pour l’enracinement des bonnes pratiques et la mise en œuvre réussie des réformes institutionnelles ».  Si tel était le cas, on pourrait compter sur un exemple qui installe la nouvelle année dans une perspective de changement réel.  Il faudrait alors là, en privilégiant la voie judiciaire, permettre que l’on aille jusqu’au fond et au bout des procédures.

On peut aussi prospecter la voie politique et se convaincre que ce nouveau scandale apporte de l’eau au moulin de tous ceux qui veulent une gouvernance plus ouverte, plus soumise à contrôle, et qui attendent que, dans le prolongement des réformes, cela soit une réalité au seuil de cette nouvelle année.

Que de problèmes, on le voit bien ! Sans compter le comportement que pourrait avoir Mr. Guiro. Va-t-il courageusement accepter de subir, seul, les foudres de la justice, ou va-t-il chercher à réactiver ses protections en jouant de chantage ?

Wait and see ….

Victory Toussaint.
San Finna
Photo : evenement-bf.net
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<![CDATA[Burkina Faso : Réformes, rétrospectives et prospectives.]]>Mon, 12 Dec 2011 08:00:00 GMThttp://criseivoirienne.weebly.com/burkina/burkina-faso-rformes-rtrospectives-et-prospectivesBurkina Faso : Réformes, rétrospectives et prospectives
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PAR SAN FINNA. Toute gouvernance responsable ne peut pas méconnaître la nécessité de procéder par des réformes pour opérer des ajustements dans la conduite des affaires de l’Etat.

Ceux qui s’y refusent vont dans le mur et se retrouvent avec des révolutions. Au Burkina-Faso il y a des décennies que les acteurs de la société politiques et civile en ont appelé à des pauses évaluations pour repartir sur de nouvelles bases dans la gestion de l’Etat.  On ne peut pas dire que le pouvoir ait toujours accordé une oreille attentive à ses doléances. Il n’y a accédé qu’à la faveur de crises graves comme ce fut le cas avec le drame de Sapouy. 
Mais une fois le calme revenu, il rapporte généralement les acquis obtenus par les réformes.

Ces derniers temps, on sentait des blocages de plus en plus répétés dans le fonctionnement de l’appareil de l’Etat. A une crise institutionnelle est même venue s’ajouter une crise de régime. Des partis politiques, individuellement ou collectivement, ont demandé la refondation. 

Le chef de l’Etat lui-même a fini, dans un discours célèbre à Ouahigouya le 11 décembre 2009 à l’occasion du 49ème anniversaire de la fête nationale, par appeler les Burkinabé à réfléchir aux réformes. On peut dire que c’est ainsi que l’on est sorti des velléités de propositions de réformes vers une dynamique active des réformes.

Le CCRP trouve là sa raison d’être.

Née dans une atmosphère de contestations parce que certains ne voulaient pas qu’elle soit présidée par un membre du gouvernement, la structure a tout de même fonctionné, même amputée d’une partie de l’opposition représentée par le chef de file.

Un rapport général a été produit qui a rencontré l’agrément de la majorité des burkinabés. Ce que l’on en retient, c’est que le principe du consensus revendiqué et obtenu par l’opposition participante a amené au constat d’un non-consensus sur la révision de l’article37, laissant donc cette disposition constitutionnelle en l’état. 
Il y eu d’autres avancées intéressant bien des domaines, dixit la déclaration des refondateurs ainsi que le rapport du CCRP.

On aurait pu s’en tenir là, mais des acteurs politiques, dont les refondateurs, ont demandé que les travaux ne soient pas limités à Ouagadougou, mais qu’on emporte la substance au niveau des régions. Là-bas aussi vivent des burkinabés qui non seulement ont leur vision de la marche des affaires de l’Etat, mais aussi une vision spécifique de la marche des affaires de leur région. Il faut donc les consulter. 
Même s’il n’y a pas à remettre fondamentalement en cause ce qui a été obtenu en première étape on peut toujours enrichir ce qui a été fait.

C’est cette étape que l’on appelle généralement le deuxième round et qui commence le 18 octobre et qui prendra fin le 26 octobre.

Si tous les participants au départ se retrouvent alignés pour ces tournées régionales, on constate que l’opposition alignée derrière Me Sankara Benwederé maintient sa décision de non-participation. Elle va même au-delà, malgré la main tendue du pouvoir pour qu’elle participe à ces tournées régionales et aux assises régionales, et envisage une contestation active. 
Le but est de faire échec aux réformes telles qu’entreprises par le gouvernement et ses partenaires et de lui substituer un autre agenda qu’elle défend avec une coalition de la société civile.

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Mais pour en revenir au processus des réformes, que devrait-il arriver après les tournées régionales ?

Au terme des travaux au niveau régional, 13 rapports seront rédigés pour constituer la base de travail des assises qui seront convoquées en novembre. Les assises auront-t-elles pour mission de valider en dernier ressort les propositions de réformes ? Là-dessus existe un flou qui suscite bien des commentaires. 

Certains, au niveau du pouvoir voudraient que ce soit l’ultime étape, que les assises jouent un peu le rôle d’une conférence nationale souveraine en adoptant des propositions définitives.

D’autres acteurs, au rang desquels l’UNND et d’une manière générale les refondateurs, ont une autre vision. Pour eux, les assises ne sont pas une structure habilitée à décider sur les matières intéressant le pouvoir instituant. Ce droit revient au peuple souverain. C’est le peuple souverain qui, seul, a le pouvoir de décider de ce que doivent être les organes institués (exécutifs, législatifs, judicaires…)  Les conférences nationales souveraines sont des accidents de la démocratie.

Au surplus, ce deuxième groupe soutient que tout le processus actuellement engagé repose sur la consécration du dialogue, du consensus par conséquent. De la même façon qu’on a conduit les réformes de façon consensuelle, celles-ci doivent être adoptées de façon consensuelle et aussi ...lire la suite sur San Finna.

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<![CDATA[Burkina Faso : Qu'est donc allé faire ce cher Arsène Bongnessan Yé à paris ??]]>Mon, 29 Aug 2011 13:05:31 GMThttp://criseivoirienne.weebly.com/burkina/burkina-faso-quest-donc-all-faire-ce-cher-arsne-bongnessan-y-parisqu'est donc allé faire ce cher Arsène bongnéssan Yé à paris??
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Si le gouvernement n’avait pas décrété un black out sur les vacances, on aurait pu penser que la présence à Paris d’Arsène Bongnessan se justifiait par une évasion dans l’une des plus grandes capitales du monde.
Mais non, il faut écarter cette éventualité et dès lors les questions fusent.Le président du CCRP ne serait-il pas allé voir l’ami Français (affaires étrangères) pour lui dire de mettre la pédale douce sur ses injonctions incessantes par rapport à l’article 37 ?
En effet, la position d’Alain Juppé, sur ce sujet,  est on ne peut plus claire : « La France accorde son soutien à la démocratie et à l’alternance, elle entend désormais agir différemment avec les pouvoirs politiques Africains. ».

Il faut dire que depuis la sombre affaire Tunisienne qui a valut l’éjection de Michelle Alliot Marie, celle là même qui a fait couler tant d’encre,  la diplomatie Française a décidé de prendre un nouveau cap concernant sa politique dans ses anciennes colonies. Du moins, en apparence…« Si nous avons un message à adresser, tout en sachant que les autorités du Burkina sont libres, c’est de dire que les périodes de tensions ne sont pas les plus propices pour procéder à des changements de Constitution », martelait Mr Henry de Raincourt il y a encore peu.
En même temps, il faut garder à l’esprit que les présidentielles Françaises sont pour 2012.Ce qu’on affirme dans les journaux aujourd’hui, on peut toujours revenir dessus, une fois en place pour 5 ans de plus…

Quoiqu’il en soit, de crier à tout va « pas touche », ça commence à nous les briser menu et on comprendrait bien que cela vaille le déplacement.
Cela étant, on peut aussi penser que  Mr Yé y est tout simplement pour rassurer et préparer les prochaines étapes.Il y a bientôt les assises régionales qui seront suivies des nationales.Accorder les violons avec Paris cela ne peut pas faire de mal.

Aujourd’hui, avec les évenements que « tout le monde sait… », chacun se dit il n’y a jamais deux sans trois.En effet, qui pourrait bien avoir la tentation d’y gouter après les exemples Ivoiriens et Libyens ?Comme ..lire la suite sur san Finna..ICI  Arsène Bongnessan Yé, Burkina Faso, Article 37, blaise Compaoré, ouagadougou, san Finna, politique Afrique, actualités Africaine, Opposition Burkina faso, Burkinabé, Arsène Bongnessan Yé, Burkina Faso, Article 37, blaise Compaoré, ouagadougou, san Finna, politique Afrique, actualités Africaine, Opposition Burkina faso, Burkinabé, Afrique, Arsène Bongnessan Yé, Burkina Faso, Article 37, blaise Compaoré, ouagadougou, san Finna, politique Afrique, actualités Africaine, Opposition Burkina faso, Burkinabé, Afrique, Arsène Bongnessan Yé, Burkina Faso, Article 37, blaise Compaoré, ouagadougou, san Finna, politique Afrique, actualité Afrique
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<![CDATA[Burkina Faso : Blaise Compaoré apporte son soutien à la cause Palestinienne]]>Mon, 29 Aug 2011 12:59:33 GMThttp://criseivoirienne.weebly.com/burkina/burkina-faso-blaise-compaor-apporte-son-soutien-la-cause-palestinienne
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Lu sur french.peopledaily.com.cn

Le président Burkinabé Blaise Compaoré a reçu respectivement en audience, le ministre palestinien des Affaires étrangères, Raid Malki et le président de la Commission de l’UEMOA, Soumaïla Cissé, en fin de mandat, annonce samedi un communiqué de presse de la présidence du Faso.

A sa sortie d’audience, M. Malki qui dit être porteur d’un message de son président Mahmoud Abbas, a souligné qu’ils sont venus remercier les autorités burkinabé pour le soutien qu’elles ont toujours apportées à la cause palestinienne.

« Nous avons également adressé une invitation au président Compaoré pour qu’il fasse une visite en Palestine au moment opportun », a expliqué le diplomate palestinien, précisant qu’il a été également question du renforcement des relations bilatérales entre les deux pays notamment en diversifiant les domaines de coopération au bénéfice des deux pays.

Selon M. Malki, le message a trait à la volonté de la Palestine d’adresser aux Nations Unies sa détermination à être membre à part entière de cette organisation mondiale afin que « la paix et la justice soit rétablie pour le peule palestinien».

L’émissaire palestinien a dit que le président Compaoré a écouté attentivement leur requête et les échanges se poursuivront lors de la session des Nations Unies en septembre prochain.

Deuxième à être reçu, le président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), Soumaïla Cissé qui achève son mandat à la tête de l’institution, a dit, à sa sortie d’audience, être venu faire le point de la coopération entre l’UEMOA et le Burkina Faso.

« Je suis venu voir le chef de l’Etat parce que ma mission à la tête de l’UEMOA prend fin. Je suis venu le remercier pour son soutien, son accompagnement et sa confiance », a déclaré M. Cissé.

Selon lui, l’opportunité lui est offerte de dire ce que l’UEMOA a pu faire pour le Burkina et quelles sont les pistes pour l’avenir. « Globalement nous avons pu mettre à la disposition du Burkina Faso, environs 45 milliards de F CFA sur la période 2004- 2010 », souligne le premier responsable de l’UEMOA.

De nombreux défis restent à relever dans l’ensemble de l’Union et Soumaïla Cissé de citer entre autres, la question de la libre circulation des personnes et des biens, notamment des tracasseries sur les routes, les crises énergétiques, les crises alimentaires.

Pour ce faire, au regard de la crise ivoirienne M. Cissé a recommandé alors une évolution de l’UEMOA pour s’adapter au contexte du moment en s’intéressant au volet politique.

M. Cissé, de l’avis des observateurs, est un potentiel .....lire la suite sur san Finna,...ICI
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<![CDATA[Libye : Conseil National de Transition, la dignité d’une reconnaissance tardive par le Burkina Faso]]>Sun, 28 Aug 2011 21:53:12 GMThttp://criseivoirienne.weebly.com/burkina/libye-conseil-national-de-transition-la-dignit-dune-reconnaissance-tardive-par-le-burkina-fasoLibye : CNT Libyen, la dignité d’une reconnaissance tardive par le Burkina Faso
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On a pu entendre et lire, avec parfois une pointe de critique, que la reconnaissance du CNT au Burkina Faso a été tardive.  Quand les gouvernements de la Gambie et du Sénégal se sont précipités pour reconnaitre le CNT, le Burkina a pris le temps d’une pause, comme la minute de respect accordée à ceux qui partent. Plutôt que de s’en plaindre, il faut justement se féliciter de cette tardivité car elle nous fait honneur.

L’Afrique, pour une des rares fois, a pu dégager un consensus en harmonie avec sa jeunesse pour condamner l’attaque, la guerre faite à la Libye par l’OTAN et menée par la France et les USA.

En effet, à travers l’Union Africaine, les pays du continent ont fermement condamné le recours aux armes prôné par les occidentaux, lui préférant une solution pacifique. Face à des adversaires formidables et implacables dans leur dessein, lequel nécessitait la chute du régime, cette alternative a échoué.  Mais ce n’est pas faute d’avoir essayé. Et cette cohésion au sein de l’UA en a surpris plus d’un, et agréablement.

Bien sur, on ne peut pas oublier que le Burkina-Faso a tenté, à un moment donné, de faire avec le CNT ce qu’il fait aujourd’hui. Mais il a reculé parce que manifestement le temps ne s’y prêtait pas, le temps mais aussi les circonstances.  Non seulement rien n’était encore joué à l’époque mais il s’était créé une telle tradition d’amitié, de fraternité, de confiance entre les deux pays, que le Burkina-Faso était le dernier pays qui devait reconnaître le CNT. (Nous nous expliquions dans nos colonnes dans le Sanfinna du 23 février 2011 à ce propos).

Autant beaucoup de burkinabés avaient été choqués à l’époque par les propos entretenus à l’endroit de Kadhafi et les velléités de reconnaissance du CNT, autant ils admettent aujourd’hui la justesse de cette reconnaissance non précipitée, intervenant comme par matière d’acquis, parce qu’effectivement les dés semblent à présent jetés.

Il est vrai que le Colonel Kadhafi n’a toujours pas été arrêté.  De plus, des forces qui lui sont restées loyales continuent de lutter à Tripoli et certains prédisent que les rebelles ne réussiront pas à s’y installer définitivement.  Cela amène certains à douter de la victoire du CNT. S’il ne faut jamais dire jamais, il est une chose que les guerres impérialistes en Irak et en Cote d’Ivoire nous ont cependant appris : dans le nouvel ordre mondial émergeant, cet ordre ou la course aux ressources et matières première occupe une place première, c’est la loi du plus fort, la loi de la jungle.  Et donc, lorsque les Nations-Unies, l’OTAN, les USA, la France, la Grande-Bretagne, enfin tous les « puissants » de ce monde, ont décidé de prendre possession d’un pays, leur victoire n’est généralement qu’une question de temps.

Ainsi donc, fort de cette triste, mais néanmoins inévitable réalité, le Burkina Faso a agi avec autant de dignité que faire se pouvait étant données les circonstances.  En retardant la reconnaissance du CNT au maximum, ....Lire la suite sur San Finna...ICI

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<![CDATA[BURKINA FASO : Me Hermann Yaméogo propose un pacte transversal pour sortir de la crise...]]>Fri, 12 Aug 2011 06:52:01 GMThttp://criseivoirienne.weebly.com/burkina/burkina-faso-me-hermann-yamogo-propose-un-pacte-transversal-pour-sortir-de-la-criseBURKINA FASO : Me Hermann Yaméogo propose un pacte transversal pour sortir de la crise...
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L’Union pour la démocratie et le développement (UNDD) de Me Hermann Yaméogo a organisé, le jeudi 28 juillet 2011 à Ouagadougou, une conférence de presse sur la situation nationale et les réformes politiques. 

Face à la situation que traverse le Burkina Faso, le président de l’UNDD, Me Hermann Yaméogo, émet l’idée d’un « pacte transversal » entre les partis politiques et les associations de la société civile autour des questions prioritaires. 
Pour lui, il faut aboutir à une démocratie consensuelle pour un meilleur développement du pays.

« Nous devons savoir dépasser nos clivages », a-t-il souligné. 
Le pacte devrait concerner les partis et associations de tous bords, avec en point d’orgue, l’intérêt des populations et de la nation. 
A propos du départ du président du Faso, Blaise Compaoré, réclamé par certains opposants, le président du l’UNDD trouve qu’il faut le laisser terminer son mandat.


 « Il y a dans la sphère politique et de la société civile des propos qui inquiètent et demandent, pour ma part, beaucoup de responsabilité. 


Un changement ne se fait pas aussi facilement, surtout lorsqu’il intéresse la gouvernance nationale », fait remarquer Me Hermann Yaméogo. 
Il s’insurge particulièrement, contre ceux qui, à travers les médias internationaux, tentent de faire croire que la vie politique au Burkina est dominée par la question du départ du président du Faso.

De plus, le leader de l’UNDD estime que Blaise Compaoré ne pouvait pas être plus clair quand il s’est engagé à « respecter la constitution », lors de la remise du rapport des travaux du Conseil consultatif sur les réformes politiques (CCRP). 
Affirmer que l’article 37 ne sera pas révisé pourrait de son avis, engendrer de part et d’autre, une course effrénée à la succession qui va paralyser l’appareil d’Etat. « Il faut savoir lire, à travers les mots et se préparer aux échéances à venir. 
Avec à l’esprit que cela ne peut se passer pacifiquement et être profitable à tous que s’il y a la paix et une transition maîtrisée », a poursuivi Me Hermann Yaméogo.

Selon lui, Blaise Compaoré peut résoudre les problèmes de l’armée et de la justice. 
Il en veut pour preuve le cas de la Guinée et du Niger qui ont effectué des transitions, sans avoir régler les questions militaires.

 « Beaucoup ont applaudi, mais on assiste à des remous ». 

Le leader de l’UNDD ajoute que sans une justice indépendante, « on ne peut pas parler de bonne gouvernance, de gouvernance soumise à contrôle ». 
De son avis, quatre ans suffisent au président du Faso, pour mener des réformes profondes qui vont renforcer la stabilité. 
Qui plus est, l’Union pour la démocratie et le développement est satisfaite des conclusions du CCRP.

 « Nos propositions ont été prises en compte à près de 80% », soutient Hermann Yaméogo.

Il cite, notamment, les propositions concernant l’amnistie des chefs d’Etat, le rééquilibrage des pouvoirs entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire, la réforme de l’armée et la mise en place d’une administration électorale. 
Les militants de ce parti ont la charge de défendre, dans les prochains jours, ces idées lors des assises régionales du CCRP.

 « Nous n’avons pas participé à la présidentielle de 2010, mais nous avons battu campagne pour les réformes. 
Nous avons prévenu des risques que la pays encourait, si les réformes n’étaient pas entreprises », a relevé en substance, le président du « parti de la panthère ». 
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l a souhaité, par ailleurs, « beaucoup de courage et de réussite » à Luc Adolphe Tiao, en cette journée du 28 juillet consacrant les 100 jours du Premier ministre dans ses fonctions. 

Me Yaméogo a reconnu que Luc Adolphe Tiao a beaucoup contribué à la mise en place du Conseil consultatif sur les réformes politiques.

Bachirou NANA
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<![CDATA[Burkina faso : Hermann yaméogo, l'opposant le plus crédible et le mieux armé ?]]>Mon, 27 Jun 2011 15:53:33 GMThttp://criseivoirienne.weebly.com/burkina/burkina-faso-hermann-yamogo-lopposant-le-plus-crdible-et-le-mieux-armhermann yaméogo, l'opposant le plus crédible et le mieux armé???
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Le moins que l’on puisse dire à son sujet, c’est qu’il est un homme politique controversé. De par ses prises de position, ses actions, Me Hermann Yaméogo crée souvent la polémique au sein de l’opinion nationale. Pour certains, il est le meilleur homme politique de l’opposition burkinabè. Pour d’autres par contre «  il est un traitre  », «  un apatride  ».

Né le 27 août 1948 à Koudougou, marié et père de cinq enfants, Me Hermann Yaméogo est juriste de formation. L’homme traine sa bosse dans le landerneau de la politique nationale depuis des décennies. Des partis politiques, il en a créé. En effet, il est le géniteur de l’Alliance pour la démocratie et la fédération (ADF) et de l’Union nationale pour la démocratie et le Développement (UNDD). Par ailleurs, il fut secrétaire général de l’Union nationale pour la Défense de la démocratie (UNDD) version 1978 et secrétaire général du Mouvement des démocrates progressistes (M.D.P) de 1990 à 1998.
L’homme a été également le président de l’Alliance pour la Démocratie et la Féderation – Rassemblement démocratique africain ADF/RDA. Depuis 2006, il est élu Conseiller municipal au titre de l’UNDD-Nouvelle. Elu trois fois député à l’Assemblée nationale, l’homme a également été ministre dans trois gouvernements. Me Hermann Yaméogo, à travers l’entretien qu’il nous a accordé expose ses idées et ses convictions, pour une sortie de crise au Burkina Faso.

L’Hebdo du Burkina (HB) ? : Notre pays est actuellement secoué par une crise sociopolitique. Quelles en sont les raisons à votre avis ? ?

Me. Hermann YAMEOGO, président de L’UNDD : Les raisons sont multiples. Elles tiennent à des dysfonctionnements graves relevés aux plans institutionnel, politique, économique, militaire, social… A la vérité, nous vivons une crise de régime doublée d’une crise de société...(...)...
Comment jugez-vous les actions menées jusque-là par le nouveau gouvernement Tiao, pour sortir de la crise ? ?
Si l’on en juge par l’accueil plutôt froid et même courroucé par endroits, réservé à la formation de ce gouvernement, on doit reconnaître, qu’il y a eu assez vite des frémissements qui autorisent, à réviser quelque peu les préventions premières.
Cela va des mesures portant sur la suppression de la TDC, la réduction de l’IUTS, la suspension de la tarification des actes médicaux, le jugement du dossier Justin Zongo avant les vacances judiciaires tout comme les dossiers de détournement, la levée de la police universitaire…et j’en passe.

On relève aussi, même si elle est d’application difficile, la diminution du prix de certains produits et sur un autre plan, les rotations enfin pratiquées à la tête de certaines directions où les directeurs généraux avaient pris racine.

Il faut également noter ces réponses satisfaisantes apportées à la plate-forme minimale des enseignants, la suspension incroyable d’un maire (et pas n’importe lequel ? !) d’une des communes de Ouagadougou... La grande lessive opérée au niveau des Gouverneurs, où on reconnaît aux administrateurs civils, leurs lettres de noblesse.
Enfin, l’action musclée de Bobo-Dioulasso pour restaurer l’autorité de l’Etat est positivement accueillie par l’opinion. Cependant, le dernier cafouillage observé dans la gestion de la crise de la CENI ne dit rien qui vaille, et puis nous ne sommes qu’à l’entame d’un travail de longue haleine, et il faut savoir prudence garder.
34 partis de l’opposition politique avec à leur tête Me Sankara, ont demandé le départ du chef de l’Etat. Quels commentaires faites-vous de cette revendication qui apparemment n’a pas eu l’adhésion populaire escomptée ? ?

Plusieurs raisons expliquent l’échec de ce mouvement «  ?Blaise, dégage ? !? » lancé par les 34 partis ? : l’impréparation, la non-association de la société civile, des syndicats qui, pour leur part n’auront pas manqué de s’en démarquer....

Il y a aussi cette méprise par rapport aux déterminants de la colère populaire vis-à-vis du pouvoir en place. Penser que les 34 partis seraient naturellement la catalyse de ce mécontentement, pour drainer des foules et gicler comme cela, comme à la parade, Blaise Compaoré du pouvoir, c’était oublier que même si le départ de ce dernier est entrevu comme un remède à tous les maux du Faso par certains, l’objet du mécontentement de nombre de Burkinabé pouvait aussi résider dans l’insatisfaction de certaines demandes sociales en termes de santé, d’éducation, de logement…, sans la volonté d’une sanction politique par le dégagement ici et maintenant du chef de l’Etat.

Il eût mieux valu, et nous l’avons dit, reculer la manifestation, pour mieux appréhender la situation et mieux l’organiser, si besoin s’en faisait sentir, après sereine analyse, en s’assurant que la mobilisation ne ferait pas défaut.
Mais, il faut dire que dans l’ambiance du moment, ils étaient nombreux parmi nos impétrants à Kossyam, à penser que le moment était venu et qu’il ne fallait surtout pas être le dernier à dire « Blaise, ?Dégage ? !? », à exiger qu’il précise sous serment devant le peuple, qu’il est sur le départ et que ses valises sont prêtes.

D’avoir mésestimé la situation, de n’avoir pas saisi tous les contours de la crise, est une erreur qui poursuit les «  ?34 ? », mais qui porte aussi préjudice à toute l’Opposition, bien que certains partis comme le nôtre aient pris soin de s’en démarquer.
Un cadre consultatif sur les réformes que certains récusent présentement a été mis en place. Quelle est la position de l’UNDD ? ?

L’UNDD trouve superfétatoire et même maladroite l’insistance à accoler le mot consultatif au cadre proposé. En Tunisie, par exemple, on n’en a pas eu besoin ? : on a adopté la formule «  ?commission nationale des réformes ? » et c’était bien vu. Nous relevons par ailleurs que la nature de la représentation au sein de cette structure ne rassure pas par rapport à l’équilibre des forces...(...)...
Quelles sont les propositions de réformes que vous comptez verser aux débats ? ?

Nos réformes à l’UNDD ne sont pas seulement limitées au cadre politique et institutionnel, ni à la démocratie ? : elles s’attachent aussi au social, à l’économie, à l’international… Nous souhaitons, sans renier les principes universels qui guident la démocratie, adapter le plus possible nos institutions et notre gouvernance, à nos réalités. Il n’est pas besoin de toujours tout calquer sur les démocraties dites avancées.

Nous voulons particulièrement lutter pour l’avènement d’un régime parlementaire, qui fasse plus grand cas de la soumission des pouvoirs au contrôle, qui propose une véritable régionalisation démocratique, un régime de réel partage des pouvoirs qui attaque à la base, le chômage des jeunes par le biais des fonds structurels, des travaux à haute intensité de main-d’œuvre encouragés dans le cadre d’une intégration régionale vraie.
Nous voulons, dans le cadre d’un régime plus préoccupé de transferts sociaux, une allocation mensuelle pour les familles les plus pauvres, même si l’expérimentation doit commencer dans le cadre d’une ou deux provinces avant généralisation éventuelle.

Depuis des années également, nous avons condamné l’ogémisation au Faso et nous entendons y revenir à l’occasion de ces échanges nationaux. Mais, il y a tellement de propositions qu’il serait fastidieux de s’y appesantir dans le cadre de cet entretien.
Quelle est la position de l’UNDD concernant une éventuelle révision de l’article 37 ?de la constitution ?

Notre position sur ce serpent de mer est connue depuis longtemps. Bien que reconnaissant que sur le plan légal, rien n’interdit la révision de l’article 37, nous sommes toujours mobilisés, pour des questions de morale constitutionnelle, pour qu’il n’en soit rien.

Mais de toutes les façons, cette antienne perd quelque peu d’intérêt à nos yeux depuis certaines prises de position d’officiels, notamment du ministre des Affaires étrangères Djibril Bassolet, au lendemain de la formation du gouvernement Luc Adolphe Tiao ? : «  ?Rien ne sera imposé au peuple ?…Le président Compaoré n’a pas pour ambition de s’éterniser au pouvoir, il a pour ambition de préparer une alternance paisible… ?..(..)..
La meilleure formule ne serait-il pas de laisser le peuple souverain trancher définitivement sur la question ? ?

S’il ne tient qu’à l’UNDD, c’est le peuple souverain qui tranchera de tout, même des réformes qui seront débattues en commissions, consultatives ou non. C’est bien pour cela que nous demandons une Constituante. La proposition est perçue avec réserve au niveau du pouvoir et d’une certaine partie de l’opposition.
Blaise Compaoré, Me Sankara, Arba Diallo, Zéphirin Diabré, Me Gilbert Ouédraogo. Quels qualificatifs conviendraient le mieux pour chacun de ces hommes politiques ? ?
Je ne sens pas, comme on dit, votre question, et je n’ai pas l’habitude de répondre à ce genre d’interrogations, estimant que le peuple est le plus qualifié pour le faire.

Interview réalisé par Angelin DABIRE

L’Hebdomadaire du Burkina


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<![CDATA[Conférence à Paris sur le Burkina faso de Blaise Compaoré le mardi 28 juin 2011]]>Fri, 17 Jun 2011 12:58:48 GMThttp://criseivoirienne.weebly.com/burkina/confrence-paris-sur-le-burkina-faso-de-blaise-compaor-le-mardi-28-juin-2011BURKINA FASO : DE LA CONTESTATION À LA RÉVOLUTION ?
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Rencontre avec

  • Dragoss Ouédraogo, cinéaste, chargé de cours (Anthropologie visuelle) à l’Université Victor Segalen – Bordeaux 2,
  • Lazare Ki-Zerbo, Secrétaire exécutif du Comité international Joseph Ki-Zerbo
  • Moumouni Derra, Union Générale des Etudiants Burkinabè (UGEB), en liaison vidéo.
  • Nacanabo Sagado, secrétaire confédéral chargé de l’Organisation et de l’Information, CGT-B, en liaison vidéo.
Mardi 28 juin 2011 - 19h-21h 
Fondation Gabriel Peri 
11, rue Étienne Marcel, Pantin (93) 
Métro Hoche 
Plan d’accès

Entrée libre. Le nombre de place étant limité, merci de vous inscrire par mail à l’adresse inscription@gabrielperi.fr

Depuis le début de l’année 2011, le Burkina Faso connaît une vague de contestations qui fait voler en éclat son image de pays stable. Une révolte des jeunes étudiants et lycéens contre les exactions et l’impunité des forces de police a vu le jour après la mort d’un collégien dans des conditions suspectes. Des mouvements populaires ont pris pour cibles les institutions et les symboles du pouvoir en place, alors que des mutineries se sont multipliées provoquant la chute du gouvernement et contraignant le président à quitter son palais présidentiel.

Cette situation est le signe d’une conjonction de crises à la fois politique, démocratique, sociale et économique qui créé un moment inédit dans l’histoire du pays. Les revendications pour les droits humains et politiques s’articulent de façon décisive aux revendications sociales et économiques. De nouvelles perspectives s’ouvrent pour les mouvements sociaux bien décidés à exiger un nouveau contrat démocratique pour exercer de façon effective la souveraineté populaire.

La fondation Gabriel Péri ouvre le débat et invite quatre intervenants à exposer leur analyse sur la situation qui prévaut actuellement au Burkina Faso.


 L’opposition se retire de la CENI

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Publié par directscoop.

OUAGADOUGOU – 

L’opposition Burkinabé dans un communiqué mercredi a signifié son retrait de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Quatre représentants des partis de l’opposition ont démissionné de la CENI. 
L’opposition avait demandé à plusieurs reprises la démission du président de la CENI, Moussa Michel Tapsoba, contestant sa gestion de l’élection présidentielle de novembre dernier, qui a vu la victoire de Blaise Compaoré.

Le chef de file de l’opposition, Bénéwendé Sankara, réclame la démission du président de l’institution en prélude aux élections municipales et législatives de 2012. 
Au cours d’une conférence de presse, il a déclaré que ce dernier, Moussa Michel Tapsoba, était totalement disqualifié pour organiser des élections crédibles transparentes et indépendantes.

Depuis la présidentielle de novembre dernier, l’opposition s’en prend vivement à la CENI qu’elle accuse d’avoir organisé une élection calamiteuse et catastrophique.

Dans un entretien accordé au quotidien L’Observateur paalga, le président, Moussa Michel Tapsoba rejette le qualificatif de « catastrophique », tout en reconnaissant que la présidentielle de l’an passé fut l’élection la plus difficile à organiser, depuis sa nomination en 2001. 
Il avoue être soumis aux pressions de la majorité présidentielle ainsi que du nouveau Premier ministre, Luc Adolphe Tiao


les commerçants seront indemnisés à partir du 22 juin

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Le ministre burkinabè de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat, Patiendé Arthur Kafando, a annoncé jeudi à Bobo-Dioulasso, capitale économique du Burkina Faso, que les commerçants victimes de pillages des soldats mutins, seront indemnisés à partir du 22 juin par le gouvernement.

Il a rencontré les associations et syndicats des commerçants victimes des casses et pillages de la mutinerie militaire, qui a secoué la seconde ville du Burkina Faso du 31 mai au 3 juin 2011. Il leur a annoncé les mécanismes d'indemnisation et de prêts auxquels le gouvernement et les commerçants sont parvenus après les concertations.

Cette volonté de l'Etat de dédommager les victimes de la mutinerie, selon Arthur Kafando, est l'aboutissement d'un travail abattu par une équipe technique venue de Ouagadougou, et qui a eu "des échanges fructueux" avec les structures déconcentrées de l'Etat et les représentants des commerçants.

La Chambre de commerce et d'industrie (CCI-B) de Bobo-Dioulasso procédera à une indemnisation directe pour un montant n'excédant pas 1,5 million de F CFA par personne, a-t-il précisé.
Lu sur Afriquinfos.
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<![CDATA[Burkina Faso : 72 heures de terreur à bobo-dioulasso !!!]]>Mon, 13 Jun 2011 19:46:01 GMThttp://criseivoirienne.weebly.com/burkina/burkina-faso-72-heures-de-terreur-bobo-dioulassoPlein feux sur
 ces soixante douze
 heures de terreur
  à 
Bobo-Dioulasso
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La ville de Sya,  carrefour commercial de l’AOF « Afrique Occidentale Française » depuis la nuit des temps et capitale économique du Burkina Faso,  a vécu ces derniers temps les moments les plus sombres de son histoire contemporaine pour faits de mutinerie de soldats.
 
Hélas ! ! !!, le Burkina Faso de Blaise Compaoré ressemble aujourd’hui à une jungle où c’est le plus fort ou encore le mieux nanti qui dicte sa Loi. 
Dans cette forêt de la capitale économique, des soldats sans foi ni loi ont semé la désolation et la peur dans nombre de familles bobolaises. Il est 21 ce mercredi 31mai 2011 quand les premiers coups de feu ont retenti du côté du Camp Ouézzin Coulibaly de Bobo-Dioulasso. 
Intrigués  par les coups de feu qui ne cessaient  de retentir, nous nous sommes déplacés dans la ville en notre qualité de leader d’opinion pour mieux comprendre réellement ce qui se passait afin d’éclairer la lanterne du citoyen lambda. 
Chemin faisant  et juste à côté du feu qui jouxte la porte d’entrée de la MACB «  Maison d’Arrêt et de Correction de Bobo-Dioulasso », nous tombons nez à nez avec des hommes armés  qui tiraient à tout va en se dirigeant vers la Brigade des sapeurs pompiers. 



Arrivés là-bas -et comme les hommes du capitaine commandant la Brigade des sapeurs pompiers n’ont pas résisté-,  ils y sont rentrés et ont cassé tout ce qu’ils voulaient pour ressortir sans coup férir et prendre cette fois-ci la direction du centre ville, et bonjour les dégâts. Voulant coûte que coûte savoir à quel point ces hommes armés ou en d’autres termes,  les soldats mutins étaient  capables, nous avons pris notre courage à deux mains  et  sommes descendus en ville au risque de nos vies. Que de scènes macabres : boutiques cassées et pillées, violences exercées sur des passants, maquis visités et pillés, vendeurs de viande dépouillés, en somme, ils n’ont rien laissé sur leur passage.  
Ayant constaté ces dégâts incommensurables,  nous avons fini par réaliser que ces soldats mutins sont capables du pire ; c’est ainsi que nous sommes résolus à regagner nos domiciles. Il est important de savoir que les tirs ont retenti ce jour-là jusqu’au matin et ce jusqu’à une certaine heure. 

Dans la nuit du 01 juin, c’est le même scénario. La violence et la barbarie du deuxième jour de leur mutinerie a dépassé largement la hantise et la peur qu’ils ont semées dans la ville dans la nuit du 31mai. 

C’est au cours de  la nuit du 01 juin  que le grand magasin de l’établissement de l’Intendance du Camp Militaire Ouézzin Coulibaly est parti en fumée après avoir reçu deux roquettes. Le spectacle était à tout point de vue inimaginable. 
Après le passage des sapeurs pompiers pour circonscrire le feu, ils sont passés à une autre étape qui était celle du pillage pur et simple du contenu du magasin. 
Qui par charrette, à pied, à vélo, à moto, en voiture personnelle,  taxi et autres moyen de locomotion, ils ont procédé purement et simplement au pillage des 520 tonnes de riz jusqu’à une certaine heure.

 
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Dans la nuit du 01 juin, c’est le même scénario. 
La violence et la barbarie du deuxième jour de leur mutinerie a dépassé largement la hantise et la peur qu’ils ont semées dans la ville dans la nuit du 31mai. 
C’est au cours de  la nuit du 01 juin  que le grand magasin de l’établissement de l’Intendance du Camp Militaire Ouézzin Coulibaly est parti en fumée après avoir reçu deux roquettes. 
Le spectacle était à tout point de vue inimaginable. Après le passage des sapeurs pompiers pour circonscrire le feu, ils sont passés à une autre étape qui était celle du pillage pur et simple du contenu du magasin. 
Qui par charrette, à pied, à vélo, à moto, en voiture personnelle,  taxi et autres moyen de locomotion, ils ont procédé purement et simplement au pillage des 520 tonnes de riz jusqu’à une certaine heure. 

Juste après le pillage du magasin du riz, ils ont pris aussitôt en otage la ville en tirant en l’air. La ville de Bobo-Dioulasso ressemblait ce jour là à un Far West. Les rues et les ruelles, les coins et recoins et les quartiers périphériques de Bobo-Dioulasso ont reçu la visite des mutins avec à la clef, une fillette de quatorze ans tuée et de nombreux blessés par balles. Des hôtels pillés et des clients dépouillés, des femmes violées et nous en oublions.  Rien n’a été épargné par les soldats mutins survoltés en cette nuit cauchemardesque du 01 juin 2011 à Bobo-Dioulasso. 
Des tirs sporadiques en armes lourdes et légères ont accompagné malheureusement le sommeil des paisibles populations de Bobo-Dioulasso jusqu’au matin. Ces fameux mutins ont fini par  envahir tous les quartiers de Bobo-Dioulasso de même que  les périphéries de la ville. 
Que de blessés par balles perdues et tenez-vous  bien,  ceux-ci se comptent par dizaines. Nous avons pu constater de visu  ces nombreux blessés à l’occasion du passage de l’équipe gouvernementale dans la  matinée du lundi 06 juin dernier à l’Hôpital Universitaire Sanou Souro de Bobo-Dioulasso.

Dans la matinée du jeudi 02 juin, le spectacle était encore inqualifiable jusqu’à l’arrivée des éléments du RSP « Régiment de Sécurité Présidentielle » depuis la capitale politique du Burkina Faso, entendez par là Ouagadougou dans les environs de 10h00.  

Après quelques rounds d’observation  et après avoir pris le soin d’encercler le camp militaire,  les hommes de la sécurité présidentielle sont rentrés dans la danse en procédant purement et simplement au désarmement des mutins. 
Selon une source généralement bien informée, le désarmement ne se  serait pas passé aussi facilement qu’on aurait pu le croire. 
Des courses poursuites ont eu lieu :  six mutins furent tués et une bonne vingtaine grièvement blessés. 

C’est vrai, ces jeunes soldats ont dépassé les bornes en terrorisant leur propre population dont ils sont censés garantir sa sécurité et nous pensons fortement qu’il fallait nécessairement une mesure forte  pour mettre un terme à cette mutinerie, mais la question que nous sommes en train de nous poser, c’est s’il faut nécessairement poursuivre dans les sanctions extrêmes à l’encontre des mutins. 

Comme certains le demandent, il faudrait éviter de telles solutions radicales à un moment où le Faso exalte la paix et la réconciliation pour favoriser un nouveau départ.

Seydou Diabo,

San Finna

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<![CDATA[Burkina faso : Blaise Compaoré passe à la méthode forte !!!]]>Wed, 08 Jun 2011 17:29:05 GMThttp://criseivoirienne.weebly.com/burkina/burkina-faso-blaise-compaor-passe-la-mthode-forteBlaise Compaoré passe à la méthode forte !!!
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Jusque là conciliant avec les mutins, le président Blaise Compaoré, devant la persistance des insurrections, a changé son fusil d’épaule. 
Désormais, toute grogne militaire sera brutalement mâtée au Burkina Faso, comme l’a été, vendredi, celle des militaires du camp Ouezzin Coulibaly de Bobo-Dioulasso mis en déroute par la garde personnelle du président. Bilan : 7 morts et une vingtaine de blessés. 
Blaise Compaoré savoure sa victoire. 
Mais est-il sorti renforcé de cette épreuve ?


Cette énième grogne de la soldatesque burkinabè, était-elle celle de trop ? Quoiqu’il en soit, la mutinerie des militaires du camp Ouezzin Coulibaly aura suffit à rappeler au bon souvenir de Blaise Compaoré, que sous son costume présidentiel, se trouve cuirassée sa nature militaire. Alors qu’il avait refusé l’emploi de la méthode forte lors des mutineries précédentes, Blaise Compaoré semble s’y être désormais résigné. 

En n’allant pas de main morte pour rétablir l’ordre dans la capitale économique du pays, le président-ministre de la défense du Burkina Faso a voulu, au-delà du rétablissement de l’autorité de l’Etat, affirmer davantage la sienne, fortement contestée depuis trois mois.
L’opération « de désarmement forcé » des mutins du camp Ouezzin Coulibaly a fait sept morts dont 6 mutins et une adolescente, Djénèba Sanou, 14 ans, fauchée par une balle perdue, a rapporté samedi l’état major de l’armée burkinabè dans un bilan provisoire qui, par ailleurs, fait état de 20 blessés et de 57 insurgés mis aux arrêts. Dépêché vendredi à Bobo-Dioulasso, à 365 km à l’ouest de la capitale Ouagadougou, un détachement de la garde personnelle de Blaise Compaoré – qui s’était elle-même mutinée en début avril –, flanqué de para-commandos et de gendarmes, a donc mâté dans le sang, les soldats de la deuxième ville du Burkina Faso.


Pour autant, il n’y aura aucun répit pour les mutins. Affolés par la puissance de feu des forces spéciales, nombre d’entre eux, qui étaient hors du camp au moment de l’assaut, seraient en cavale, après avoir pris le soin de se délester de leur tenue militaire. Ils sont aujourd’hui activement recherchés. 
L’opération de sécurisation se poursuivra jusqu’au rétablissement total de l’ordre et de la quiétude a indiqué, le Général Honoré Traoré, le chef d’Etat major général des armées burkinabè.


Virage à 180°...
Au tout début du mois de juin, contre toute attente, les militaires du camp Ouezzin Coulibaly s’étaient rebellés et avaient mis la ville sous coupe réglée, s’adonnant à des pillages monstre et à des tirs nourris dans toute la ville. Déjà éprouvés économiquement par la crise ivoirienne, les habitants de Bobo-Dioulasso avaient crié leur ras-le-bol dans les rues, s’adonnant à des saccages d’édifices publics.
Fortement appréciée par une grande partie des Burkinabè, l’opération menée contre les mutins soulève pourtant bien des inquiétudes. Les autres garnisons vont-elles rentrer dans les rangs ? Cette répression, menée principalement par le régiment de sécurité présidentielle (RSP), ne va-t-elle pas accentuer davantage le clivage entre ce corps d’élite et les autres démembrements d’une armée burkinabè plus que divisée ? 

Pour l’heure, Blaise Compaoré savoure sa victoire. En se nommant lui-même ministre de la défense, le président burkinabè a pris le risque politique d’être le premier interlocuteur direct de son armée et donc d’être aussi exposé. 
Et la rémanence des mutineries sonne aussi comme son propre désaveu, une fronde contre sa propre personne.

Le Burkina faso, son président, ("depuis 24 ans"), et son système politique en quelques phrases....

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Blaise Compaoré pion de la Françafrique
Le président Burkinabé Blaise Compaoré est sur un siège éjectable pour la stratégie de la Françafrique auBurkina Faso. Le pays des hommes intègres se meurt mais en silence… Aucune information sur les dizaines de tués lors des événements derniers… Parler du Burkina Faso est tabou aucun grand médias relate les informations actuelles Burkinabés!
Élection présidentielle 2010 truquée
Comme à son habitude la Françafrique à le pouvoir de nous faire « Gober » qu’un président peut être élu à plus de 80%… Fait coutumier en Afrique Francophone! Blaise Compaoré qui à modifié la constitution Burkinabé pour se représenter alors qu’il avait au maximum droit à deux mandats présidentiels…
Le Burkina Faso pays appauvri par la Françafrique
Tous les gouvernements successifs Français n’ont de cesse de prodiguer leurs pillages en Afrique, le Burkina Faso n’y échappe pas! On met en place un « Président Marionnette » et on vide un pays comme on viderait un vulgaire poisson de ses entrailles… Le Burkina Faso est une place géostratégique pour la France en Afrique de l’Ouest : récemment à servi pour la préparation des rebelles de Guillaume Soro pour  le compte d’Alassane Dramane Ouattara par la France et ses forces spéciales pour la guerre en Côte d’Ivoire… Le peuple Burkinabé crève à petit feu sous un silence médiatique effarant!
Burkina Faso pas de liberté d’expression
Comme tant de dictateurs Africains ou autres Blaise Compaoré tiens d’une main de fer les médias au Burkina : des médias qui sont tous complaisants et muselés par Blaise Compaoré… Grosse désinformation en Afrique et Europe pour les faits récents… Pas de presse d’opposition ni de réelle opposition politique c’est déplorable et avec le silence complice de la France…
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